Leaderboard Ad

Agression D. Dinanga : Quand NSCC, JED, FFJ, MILRDC et le monde s’en mêlent

L’actualité de ces derniers jours en Rdc continue d’être encore marquée entre autres par l’agression barbare subie le samedi 5 Octobre, par Dominique Dinanga, journaliste de son état et employé à la radio Top Congo FM. La vague des réactions suscitées par cet énième épisode d’acharnement délinquant contre de professionnels des médias en témoigne éloquemment.

Le récit poignant fait par la victime sur son agression raisonne terriblement encore dans la tête de l’opinion :

« J’ai trouvé que la porte était fermée et la personne qui était à l’entrée m’a dit que je ne pouvais pas accéder. Je lui ai dit que je suis journaliste et j’ai sorti ma carte de service mais pendant ce temps-là, derrière moi, il y avait des militants qui me menaçaient. Ils disaient que nous ne sommes pas entrés et qui es-tu pour y accéder. Et quand le garde leur a demandé de me laisser tranquille étant donné que je suis journaliste de Top Congo, ces militants m’ont bousculé. Je suis tombé. J’ai essayé de me redresser. On m’a donné un coup. Je suis de nouveau tombé et je me suis relevé pour courir mais malheureusement j’étais déjà au milieu d’une centaine de personnes. Ils ont commencé à me frapper comme un serpent avec les bâtons de leur drapeau ».

Lire aussi : https://www.lesnews.cd/?le-journaliste-dominique-dinanga-victime-d-agression-barbare

L’ancien premier-ministre Bruno Tshibala, dont la formation politique est incriminée dans ces actes ignobles, est allé au chevet de D. Dinanga le dimanche 6 Octobre à la Clinique Ngaliema, où la victime avait été aussitôt admis aux urgences. Accompagné de son épouse, Tshibala n’a pas manqué de mots pour exprimer ses sentiments : « J’ai eu la surprise d’apprendre qu’il y a eu une bavure et un incident regrettables. Il y a eu une altercation avec quelques gens qui ont été mobilisés… nous sommes en train de le rechercher. C’est quelqu’un qui n’est pas très bien identifié. Lorsqu’on aura mis la main sur lui, il va subir la rigueur de la loi… Dominique était en plein exercice de son travail. Il n’était pas convenable qu’on puisse l’agresser… personne ne pouvait donner un ordre. Nous avons invité Dominique pour qu’il puisse couvrir notre activité. Le journaliste Dominique a toujours été notre ami, notre frère et nous a toujours accompagné …j’ai tenu donc à venir lui rendre visite pour savoir ce qui s’est réellement passé, le consoler et l’encourager ».

Ces propos de Tshibala n’ont apparemment pas réussi à apaiser les milieux les plus affectés dans cette agression, dont Christian Lusakweno le patron de Top Congo Fm, qui a vigoureusement réagi : « Il ne s’agit pas d’une bavure. L’acte, selon les témoignages en notre possession dont celui de Dominique Dinanga, avait été prémédité. Nous irons avec ce dossier jusqu’au bout car demain, ce qu’on appelle aujourd’hui bavure peut entraîner mort d’homme ».

Lire aussi : https://www.lesnews.cd/?bruno-tshibala-regrette-et-condamne-l-agression-contre-le-journaliste-d-dinanga

Ça bouge de partout...

De l’Occident en Afrique, en passant par l’Amérique, sans oublier la Rdc, les médias en ont largement fait échos.

Les organisations de défense des Droits de l’Homme s’y sont logiquement mêlés, à l’instar naturellement des associations ayant l’intérêt des structures et professionnels des médias dans leur objet. Au nombre de ces organisations, il y a le Journaliste en Danger, JED, la Nouvelle Société Civile Congolaise, NSCC, Freedom for journalist, FFJ, et l’Association des médias d’information en ligne de la RDC, MILRDC.

Pour JED, cette condamnation verbale (du Bruno Tshibala) est loin d’être suffisante : « il faut donner une suite vigoureuse a cette agression ; le journaliste doit porter plainte ; la police doit effectivement ouvrir une enquête ; et les organisateurs de cette manifestation doivent être tenus pour civilement responsables des dommages subis par le journaliste », a déclaré Tshivis Tshivuadi Secrétaire Général de JED.
JED demande aux professionnels des medias de se mobiliser pour dénoncer les exactions que subissent les journalistes dans leur travail.

De son côté, la Nscc par son communiqué à ce sujet déclare avoir appris avec indignation de l’agression du Journaliste de Top Congo FM, Dominique Dinanga ce samedi 05 Octobre 2019 en pleine exercice de son métier par des inciviques non autrement identifiés.
Dominique Dinanga a été sérieusement tabassé par ces inciviques présents à la manifestation du parti de l’ancien Premier ministre M. Bruno Tshibala.
La Nscc dénonce avec la dernière énergie cette entrave à la liberté d’expression et l’agression du journaliste Dominique Dinanga.
La Nscc appelle à l’ouverture immédiate d’une enquête pour faire la lumière sur cette agression barbare et injustifiée. Que justice soit faite.

Dans sa déclaration, Freedom for journalist, organisation de défense de la liberté de la presse et du droit à l’information, exige de son côté que l’ancien Premier ministre, Bruno Tshibala, soit reconnu civilement responsable de l’agression : « Il doit être reconnu in solidum responsable des coups et blessures infligés au journaliste en plein exercice de son métier. Sous sa gestion du gouvernement, la liberté de la presse n’était pas du tout reluisante. Le sombre tableau qu’il a laissé le poursuit hors mandat .. Le samedi dernier, le présentateur du journal matinal à la première radio d’information du pays (88.4 Mhz), interdit d’accéder à l’activité organisée par le parti de celui qui se vante d’avoir organisé les élections ayant conduit à l’alternance politique, avait été agressé par une foule qui, avant de passer à l’acte, avait réclamé « vouloir tuer le journaliste parce qu’étant de Top Congo Fm ».

Pour sa part, MILRDC est tout aussi sans complaisance dans son communiqué public livré ce lundi 7 Octobre, dont ci-après les contours.

MILRDC condamne fermement cette agression d’un journaliste qui ne faisait que son travail, qui plus est, sur invitation des organisateurs.
MILRDC encourage la Radio Top Congo FM à saisir la justice pour que les auteurs de cette agression soient identifiés et subissent la rigueur de la loi.
MILRDC interpelle les partis politiques et particulièrement les dirigeants de l’UDPS/Tshibala sur leur responsabilité dans la sécurité des journalistes pendant les manifestations politiques qu’ils organisent.
MILRDC appelle toute la corporation ainsi que les ONGs de défense de droit de l’homme à se mobiliser derrière Top Congo pour que cette affaire ne reste pas impunie.
MILRDC exprime toute sa compassion envers la victime et lui souhaite un prompt rétablissement.
Cette organisation condamne fermement le passage à tabac de Dominique Dinanga et « se réserve le droit d’appeler les médias et les journalistes à infliger, dans les médias, un embargo sur une durée bien déterminée sur la personne de Tshibala et sur toute activité en lien avec lui ».
Devant les militants de ce parti, poursuit FFJ, « le journaliste avait décliné son identité mais a immédiatement été pris à partie. Les partisans de Tshibala l’ont asséné des coups après qu’il a été menacé », déplore l’organisation.
Qui « est d’avis que le journaliste a bien été piégé par l’organisateur de l’activité et les menaces des militants n’ont été qu’un prétexte
 ».

La Rédaction

Partager

Envoyer un commentaire / message

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.