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Crise à la BIAC : Le CAP/BCC a-t-il franchi la ligne rouge ?

La Banque internationale pour l’Afrique au Congo, BIAC, vit une situation particulière depuis 2016. Placée sous la supervision du Gouvernement afin de rétablir sa rentabilité et de consolider son bilan à très brève échéance, cette importante institution bancaire de la Rdc risque de connaître pire, sa disparition définitive serait donc à craindre. Les échos parvenus jusqu’à votre média en provenance de cette institution ne sont en tout cas pas encourageants. Au banc des accusés, le Conseil d’administration provisoire/Banque Centrale du Congo, CAP/BCC. Ce dernier alors qu’il était envoyé au sein de cette institution financière en faillite pour une mission commando de sauvetage, serait donc, à en croire nos sources, à la base d’une nouvelle crise décriée des agents et qui menace même l’existence de la BIAC.

D’après ces sources donc, le responsable DSI issu du CAP, Constant Mwepu LuLu pour ne pas le citer, a depuis un certain temps pris une série des mesures controversée et désavouée par les agents de la BIAC. Sans notifier les agents et en violations des dispositions légales en matière du travail, le précité aurait, pour des raisons occultes, privé l’accès aux agents de la BIAC à leurs comptes bancaires.

Contactés a ce sujet par la rédaction de votre journal, certains experts en matière du travail se sont tous inscrits contre la démarche du responsable de la CAP car « on ne peut priver un agents encore en service au sein d’une entité de ses droits les plus élémentaires, celui de consulter son compte de revenus sans être notifié », a-t-on indiqué.

Signe évident de la frustration et du mauvais climat provoqués en conséquences, nos sources signalent qu’un mémo serait donc en cours d’élaboration à l’attention du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en sa qualité de Garant de la paix et du bon fonctionnement des institutions. A bien comprendre, le but de cette démarche est sans nul doute de dénoncer tous les cas de mégestion, clientélisme et bradage du patrimoine immobilier de la BIAC avec preuves certainement, tel que cela se dit parmi le personnel de la banque.
Les agents qui ne comptent pas s’arrêter là nous signale-t-on encore, projettent de saisir aussi le Procureur Général de la République, afin que soit fait la lumière sur le bilan du CAP/BCC et aussi dire le droit pour cause de manquement dans le chef de l’employeur.

Comme si ca ne suffisait pas…

D’après certaines langues, l’étendue des dégâts causés à BIAC par les envoyés de la Banque Centrale du Congo s’apparente ni plus ni moins à un scandale. A en croire toujours nos source, des affaires aussi rocambolesques se succèdent les unes que les autres à la BIAC, pourtant une institution bancaire de référence en RDC.

On raconte en effet que les membres du CAP se seraient créés. chacun de son côté, des mécanismes pour plus se servir que se consacrer à remplir la mission leur confiée. On serait en droit de se demander s’ils ne bénéficient pas pour cela du soutient du président du CAP Félix Bekila Mongo Balheo. Ce dernier, un ancien et retraité de la BCC est vivement accusé de ne vouloir rien savoir de la situation des agents de la BIAC. En tant qu’un pasteur de son état, il se serait au contraire montré plus soucieux et moins grossier, tel que cela s’observe, à en croire encore nos sources.

Qui est derrière ça ?

Pour plusieurs analystes, il apparaît vraiment difficile d’imaginer que les Administrateurs du CAP/BCC agissent seuls, sans une certaine couverture. Le silence, disons l’insouciance apparente de la hiérarchie de laquelle dépendent ces administrateurs serait donc une explication à la persistance de la mégestion décriée.

C’est ce qui pourrait justifier aussi malheureusement l’absence d’un audit indépendant, soutient-on toujours, durant plus de 4 ans où cette délégation de la Banque Centrale du Congo est aux manettes à la BIAC.

D’après de données parvenues à votre média et à titre d’illustrations, il est donc révélé de faits suivants :

- 18.000$ US ont été décaissés pour les cartes de service qui du restent ne sont jamais arrivées depuis ;
- 400.000$ US ont été décaissés pour le Projet Sybrin alors que de solutions plus abordables existaient, pire encore, le projet est à l’abandon et jeté aux oubliettes ;
- Un projet de salle serveur à 100.000$ US pour un travail inefficace et inachevé ;
- L’affectation de plus de 80.000.000$ US de recouvrement depuis l’arrivée du CAP jugée pas optimale et qui reste en plus à justifier ;
- L’agent BIAC est devenu mendiant, suite à l’impaiement avec 10 mois d’arriérés ;
- L’existence de l’opération 30%* (rétrocession) à chaque retrait pour tout client désireux de retirer son épargne de son compte bancaire ;
- La main basse, par le CAP, sur le patrimoine tant immobilier que mobilier de la BIAC. A titre d’exemple, le CAP se permet, de désaffecter et s’offrir les véhicules PRADO TX en très bon état fonctionnel pour 2.000 $US, alors que la banque n’a pratiquement plus des véhicules dans son charroi ;
- Le paiement des centaines des milliers des USD à des tiers, sur simple recommandation téléphonique de hauts cadres de la BCC, comme ce retrait de la somme de 600.000$ US en une dizaine des jours par une personnalité bien connue de l’opinion. Tout ceci a lieu alors qu’officiellement il n’y a pas d’argent pour payer les agents… ;
- Les disparitions répétées d’importantes sommes d’argent en chemin entre la BCC et les coffres de la BIAC, un autre aspect qui ne saurait être omis et qui se révèle en soi comme la tête d’un iceberg.

Quelques faits répréhensibles qu’un audit indépendant n’aura donc pas de difficultés à mettre à nu, soutient-on.

D’autres détails plus approfondis encore sur ce dossier de la BIAC pourront faire l’objet de prochaines publications dans le portail de votre média.

A titre de rappel, le Gouvernement congolais avait confié le conseil d’administrations provisoire/BCC la mission de redresser la BIAC, une institution de référence en République démocratique du Congo. Chose qui demeure encore un leurre d’après les contestataires.

Dossier a suivre...

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