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Économie numérique : Le Congo entend assurer la traçabilité des transactions électroniques

Le Groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale (Gimac) et le Financial software & systems (FSS) zone Afrique centrale, spécialisés dans le système de transfert de fonds, sont venus exprimer au ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, ce mercredi 30 octobre 2019, à Brazzaville, leur intention de coopérer avec le Congo, afin de faire la traçabilité dans tout ce qui se fait au niveau des transactions électroniques.

Valentin Mbozo’o et Rishi Pillay, respectivement directeur général de Gimac et manager de FSS, ont conféré sur la question avec le ministre Léon Juste Ibombo, des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique.

Les visiteurs de Léon Juste Ibombo entendent mettre à la disposition de la République du Congo les spécialités de leur structure en matière de développement de l’économie numérique. « Il a été question de l’interconnexion du Gimac avec le hub digital du Congo. Il s’occupe de l’opérabilité au niveau de la banque centrale et de toutes les banques ; et dans cette opérabilité, les données du Congo vont être déterminantes dans la comptabilisation de la taxe sur les transactions numériques. C’est sur cette base-là que nous sommes venus discuter avec le ministre Ibombo, sur cette interconnexion », a fait savoir Valentin Mbozo’o au sortir de son audience avec Léon Juste Ibombo.

La modernité impose actuellement plusieurs implications aux Etats du monde. Et le Congo expérimente depuis un moment le paiement électronique et le porte-monnaie électronique. En rapport avec cette dynamique et exigence des temps modernes, le directeur général de Gimac a soutenu, pour sa part, que la problématique des Etats, en cette période de crise des matières premières, c’est d’essayer de ratisser large et de trouver des financements un peu partout. Pour lui, le financement de base de l’Etat, c’est l’impôt. De ce point de vue, le numérique, est la solution permettant de mettre la main sur les transactions qui peuvent se faire pour que l’Etat tire profit de sa côte part en termes de taxes et tout ce qui en découle. « Donc, c’est une première et, d’ailleurs, j’ai été surpris agréablement de constater, à la réunion qui vient d’avoir lieu à Sotchi, que le Congo est à côté du Rwanda et de l’Afrique du Sud, comme les pays avancés en termes du numérique », pouvait-il marteler, par la suite.

Rishi Pillay, manager de FSS, au micro de la presse, a dit, toute sa satisfaction de travailler avec le gouvernement du Congo. C’est ainsi qu’il a salué le travail qui a été abattu déjà dans ce sens : « Nous gérons annuellement plus de dix milliards de transactions et ce projet est juste à sa première phase ; nous nous lançons vers la deuxième et nous nous félicitons du partenariat que nous avons avec le Gimac et du travail qui a déjà été abattu jusque-là ».

C’est une valeur ajoutée pour le Congo. Le ministre de tutelle, Léon Juste Ibombo, réagissant à la suite de ces interlocuteurs, a précisé que des plates-formes doivent être mises en place pour créer de la richesse, afin de maximiser l’économie nationale. Le numérique peut contribuer à cela. « Nous nous réjouissons de ce partenariat et nous sommes en train de travailler pour faire en sorte que l’économie numérique joue son rôle dans notre pays. En gros, on va avoir une meilleure traçabilité dans tout ce qui se fait au niveau de Mobile Money ; au niveau des transactions électroniques. FSS a dit que toute la phase des tests est achevée ; on va maintenant rentrer dans la phase d’exploitation », a signifié le ministre, avant d’ajouter que dans le cadre de traçabilité de tout ce qui se fait au niveau des transactions électroniques, le gouvernement a signé un accord avec un partenaire privé ; une société indienne et une société congolaise, avec le soutien du Gimac qui est un ensemble, au niveau de la sous-région, qui accompagne les Etats dans le système bancaire

Le Congo est le premier pays, en Afrique Centrale, à mettre en œuvre cette exploitation, après l’Afrique du Sud et du Rwanda. En somme, le ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique s’emploie à réunir les commodités pour jouer sa partition dans la diversification de l’économie numérique. Puisque son rôle est indispensable dans ce processus.

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