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Jossart et le Zaïko ont électrisé la Foire Agricole de Kin

De 19h15 à 22h45, soit 3h30 du temps de spectacle non-stop, c’est le temps de bonheur que l’orchestre cinquantenaire cher à Nyoka-Longo a partagé avec avec le public, en concert populaire. C’était au rendez-vous « spectacle » de ce jeudi 19 Septembre à la Foire Agricole de Kinshasa, « FAKI », qui se tient dans l’enceinte de l’Académie des Beaux-Arts.

C’est en tout cas le premier spectacle populaire offert par Jossart dit « Mfumu ya Longo » avec son groupe le Zaïko, ce, après des concerts vip, depuis leur retour à Kinshasa après un séjour de plusieurs mois aux Etats-Unis d’Amérique.

Tout a commencé ce soir par la musique de variété, avec des interprétations de Jean Goubald notamment, que l’orchestre, avec les musiciens seuls, a entamé chaleureusement sa prestation scénique de ladite soirée, question de bien synchroniser les instruments de musique. En deuxième partie, les chanteurs sont montés sur le podium pour chauffer davantage l’ambiance, avant la troisième partie qui a vu monter le « Mfumu ya Longo », appelé affectueusement Ya Jossart et c’est la surchauffe totale.

A cette soirée, le public a eu droit aux airs du nouvel album « Sève » que l’orchestre a ramené des Usa, avec la danse « 207 ». Et pas seulement. Car d’autres chansons qui ont fait le succès de Zaïko dans son histoire ont été également au menu, et à travers lesquelles le public s’est remémoré des anciens, dont Likinga Redo, Bimi Ombale d’heureuse mémoire.

« Mama Eyenga », la nouvelle bête

Vraisemblablement, l’animation vedette contenue dans le nouvel album « Sève », laquelle se résume par une histoire insolite d’une certaine « Mama Eyenga », a tout pour faire bouger le monde.

En effet, « Mama Eyenga » est comparée aux tristement célèbres taxi-bus « 207 » dit « Esprit de mort », à cause de l’état généralement défectueux et techniquement peu sûr de ces véhicules de transport public, toujours bondés du monde, et à la base d’ailleurs de plusieurs accidents de circulation. « Mama Eyenga » mélange dans sa vie plusieurs hommes comme les « 207 » embarquent des clients en les entassant, et se débarrasse d’eux un à un comme les « 207 » dépose chaque client à son arrêt… « Mama Eyenga » qui enfante un enfant noir alors qu’elle est l’épouse d’un blanc… « Mama Eyenga » qui scandalise toute l’église en plein culte, parce qu’elle se souvient brusquement avoir oublié à la maison et à la merci de son monsieur, son téléphone dépourvu de mot de passe… Autant des caricatures utilisées qui peint cette « bête noire »… A l’image de plus d’une femme aujourd’hui à Kinshasa particulièrement. Et toutes les femmes de ce genre se verra désormais coller l’étiquette « Mama Eyenga »…

D’ailleurs, le public, dont la plupart découvrait enlive pour la première fois cette animation, n’est pas resté indifférent, car il était à chaque fois emporté chaleureusement à chacune de fois Jossart lui offrait « Mama Eyenga » du haut du podium, dans un style rappelant le chatouillant Franco Luambo Makiadi (Paix à son âme).

Visiblement satisfait, un groupe des jeunes gens que notre envoyé sur place a pu aborder à la fin du concert, a reconnu par la voix de l’un de leur, que la légende de « Zaïko eyi nkisi » (Zaïko c’est magique) persiste jusqu’à ce jour et malgré la traversée de plusieurs générations…

Retour dans le temple « Muguyla Guyla »

C’est aussi au cours de ce concert public à la FAKI, que l’orchestre Zaïko a annoncé la reprise de ses concerts dans son temple « Muguyla Guyla » chaque samedi soir, à dater du celui en vue. On peut imaginer la joie qui anime les nombreux mélomanes « fidèles » de Ya Jossart et de Zaïko, dans la perspective des retrouvailles dans leur temple de Kasa-Vubu à Kinshasa.

A noter que des exemplaires du nouvel album « Sève » ont été vendus sur place à l’Académie des Baux-Arts.

LIZIBA-di-KONGO

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