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Médias : Teleconsult sommé de réactiver dans les 48 heures les chaînes Tnt désactivées

Il s’est tenu une rencontre très importante ce lundi 2 Décembre 2019 entre le Ministre d’Etat, Ministre de la Communication et Médias et les Editeurs de programmes Tnt. La première du genre entre les chaînes Tnt et le ministre sectoriel Jolinot Makelele, depuis l’arrivée de ce dernier à la tête de ce portefeuille en remplacement de Lambert Mende. C’est dans la suite des consultations initiées par le successeur e Lambert Mende avec les entités relevant de son secteur. Un face à face qui s’est tenu, il faut le souligner, dans une période particulière, où plusieurs dizaines de chaînes Tnt ont vu leurs émissions éteintes depuis plusieurs jours.

L’invitation à ce meeting était lancée officiellement aux intéressés depuis le weekend précédent par l’Ingénieur Jean-Jacques Otshudiema, Coordonnateur National du Comité national de la Migration vers la Télévision Numérique Terrestre, CNM-TNT.

ANTENNE A, DRC SPORT, COULEUR TV, CNTV, SAFTHY TV, RTUS, CASCADE TV, AMEN TV, DONDJA TV, NYOTA TV, MAGIC TV, RTVA, KD TV, MOLIERE TV, RATELKI, ROYAL TV, BSC TV, RTMAS, TELE7, BRT AFRICA, CANAL CVV, VISION TV, CLIDIM TV, RTCE TV, EVI TV, TOKOMI WAPI TV, D9 TV, GEOPOLIS TV qui avaient reçu officiellement l’invitation, ont été rejoint sur place par d’autres Editeurs de programmes en attente des canaux.

Etaient également autour de la table, outre les conseillers du Ministre d’Etat, les représentants respectivement du Renaltelsat le diffuseur national ainsi que de Teleconsult l’expert technique du Gouvernement congolais, en la personne de l’italien Masimo.

A noter qu’auparavant dans le cadre de ces consultations, Jolinot Makelele avait déjà reçu dans son cabinet de travail les délégations respectives de la Rtnc la chaîne publique, du Renatelsat, de Teleconsult et de l’Aneap qui regroupe les chaînes autrefois analogiques.

Préoccupations

Les échanges au cours cette réunion ont tourné essentiellement autour des préoccupations des Editeurs de programmes. Ces derniers qui ont toujours accusé Telecosult de leur mener la vie dure, en leur faisant acheter de cartes après chaque pluie, des nouvelles cartes à plus de 1000Usd le prix et exclusivement fournies par Teleconsult, à remplacer celles qui se brûlent à cause de tonnerres. Le problème est que les Editeurs de programmes n’ont jamais vu cartes « brulées » selon Teleconsult. Le comble est qu’à chaque occasion, aucune chaîne ne peut émettre, débranchée jusqu’à l’achat de la fameuse carte.

Le Ministre d’Etat qui était déjà au parfum de toutes ces réalités a tenu à cette occasion à ce que les Editeurs de programmes s’exprime quand à ce, tout en donnant aussi l’opportunité sur place à Masimo représentant Teleconsult de réagir à cette accusation et à plusieurs d’autres. Ce qui a été fait, apparemment sans convaincre les Editeurs de programmes.

Et avec beaucoup de diplomatie, Jolinot Makelele qui a affirmé avoir suffisamment eu connaissance du dossier Teleconsult à qui le Gouvernement précédent avait donné le monopole d’équipementier et de technicien, avec tous les abus enregistrés durant toutes les années de ce monopole, a demandé à ce que Teleconsult fasse un grand effort pour être le moins possible sur le banc des accusés. Ce avant d’exiger à cette structure de droit Italien de reconnecter dans les 48 heures toutes les chaînes Tnt préjudiciées sous prétexte de cette histoire des « cartes et ports brûlés », avant de souligner que s’il y avait un coût à payer pour cela, que Teleconsult présente la note au Gouvernement. Une décision qui a rencontré l’attente des Editeurs de programmes et saluée à sa juste valeur. Cependant, les bénéficiaires de cette décision du Ministre d’Etat Makelele attendent vivre son application par Teleconsult.

A la fin de la rencontre, les Editeurs de programmes Tnt ont remis à leur Ministre de tutelle le mémo ci-dessous entièrement repris, qu’ils avaient apprêté et qui reprend l’ensemble de leurs désidératas d’ordre technique, matériel et administratif.

En résumé, les Editeurs de programmes sollicitent ci qui suit auprès du Gouvernement de la République via le ministère tutelle :

1) La facilitation, la simplification et l’accélération des procédures administratives au
niveau des administrations de l’Etat ;
2) La protection par l’équipementier du site de Binza où sont logés nos matériels ;
3) L’accompagnement du Gouvernement de la République, avec la dotation en
matériels essentiels au bénéfice des Editeurs de programmes de la génération TNT ;
4) La compression des multiplexeurs de 16 à 32 canaux ;
5) La réactivation de chaînes désactivées actuellement ;
6) La suppression du monopole du marché ainsi que de l’imposition du matériel de
l’équipementier ;
7) La création d’un service technique approprié pour gérer sur ce plan le réseau de la
TNT nationale.

Initialement programmée à 14h00, cette réunion a finalement débuté à environ 45 minutes de retard, pour se terminer à 17h45. Le Ministre d’Etat a promis de recevoir de nouveau ses hôtes dans les prochains jours pour la suite.

MEMO DES EDITEURS DE PROGRAMMES TNT

A L’ATTENTION DE SON EXCELLENCE
MONSIEUR LE MINISTRE D’ETAT,
MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET MEDIAS

PRESIDENT DU CNM-TNT

Nous, Editeurs de programme de la Télévision Numérique Terrestre TNT en sigle, vous remercions pour la sollicitude dont vous avez fait montre à notre égard, en nous invitant pour échanger avec vous sur nos préoccupations.

Une occasion que nous saisissons à sa juste valeur, afin de vous exposer sur nos différents désidératas quant à ce.

Vu le nouveau paysage de l’espace audio-visuel tel qu’il se présente actuellement et l’exigence de l’Union Internationale de le Télécommunication, UIT en sigle, la République Démocratique du Congo notre cher et beau pays ne pouvait pas rester en marge, face à cette évolution technologique qu’est la TNT, au risque de basculer 60 ans en arrière.

Nous voulons ici souligner la volonté du Gouvernement de la République qui, dans cette mouvance des pays à la page, a jugé bon de lancer en date du 17 juin 2015 le projet TNT et mettre fin à l’Analogique.

Depuis, le processus de la migration vers la TélévisionNumérique Terrestre a commencé.
Ainsi l’occasion a été offerte à tous les congolais capables, de devenir Editeur de programmes, en respectant la procédure requise.

Cette opportunité, loin d’être seulement l’occasion d’une offre plus variée et riche pour le divertissement, l’information et la formation au profit du public, est aussi et surtout cette gâchette à la disposition des congolais, d’éliminer l’invasion culturelle dont le pays est victime depuis de lustre.
Nous y avons cru et avons souscrit à cette vision du Gouvernement de la République, en nous lançant dans ce créneau.

Et sans pour d’être contredits, nous pouvons aisément affirmer que nous sommes les compagnons de la Télévision Numérique Terrestre dans notre pays.

Qu’à cela ne tienne. Les préoccupations qui sont notre, sont à la fois d’ordre technique, matériel et administratif.

A. Préoccupations d’ordre technique

Pour aller droit au but, nous déplorons les interruptions intempestives de nos émissions à partir du site de Binza.

Les raisons qui nous sont souvent avancées à ce niveau pour expliquer cela, sont encore loin de nous convaincre.

Sinon.

Comment comprendre que dans un site comme celui-là, il peut y avoir carence de carburants à faire fonctionner les générateurs en cas de panne de la Snel, pour que les Editeurs de programmes soient régulièrement obligés de payer pour ça ?

Comment comprendre l’absence d’un dispositif anti tonnerres, anti foudres, anti sur tensions, etc.., pour qu’à chaque retour du courant, ou après chaque pluie, nos serveurs brûlent, tantôt ce sont les appareils à même de transporter le signal jusqu’au centre qui sont brûlés, tantôt ce sont les ports ou les cartes qui subissent ces mêmes dommages.
Et nous nous trouvons par ces faits, dans l’obligation de débourser encore de l’argent pour acheter (encore) ce qui nous avait été vendu, malheureusement par le même équipementier et sans aucune garantie.

Sur ce plan technique, nous tenons vraiment à souligner, que nos différentes structures comprennent en leurs seins des compétences à la fois actuelles, prouvées et éprouvées en la matière.
Il serait donc plus efficace et dans l’intérêt de nos différentes parties, ainsi pour la survie de notre TNT nationale, que le son de cloche de nos techniciens soit aussi entendu par l’autorité.

B. Préoccupations d’ordre matériel

Objets des préjugés de la part de personnes en mal d’adaptation par rapport aux évolutions technologiques mondiales, dont la migration vers la Télévision Numérique Terrestre, nous n’admettrons jamais d’être qualifiés de « laptopistes » ou quelque chose de cette espèce.

Les ordinateurs portables que nos structures ont placés à Binza, ne sont rien que des serveurs. Les capacités en termes de mobilité, d’autonomie d’énergie, de stockage de données, de vitesse de traitement et de mémoires vives, permettent à ces machines de répondre à cette fonction et c’est la modernité. Penser autrement c’est simplement être « Utopistes ».

L’Etat congolais exprimerait-il par hasard de soucis sur ce point vis-à-vis de nous les Compagnons de la TNT, ses partenaires ?

Que notre partenaire se rassure de nos capacités doublées de bonne conscience et de sens de responsabilité, à se doter et à n’utiliser que du matériel conforme.

Est-ce pour autant que notre partenaire, l’Etat congolais, peut-il s’empêcher de penser à des dotations, ou des subventions comme cela se passe ailleurs, en vue d’encourager les opérateurs économiques du secteur public que nous sommes ?
Nous pensons que non.

En bon partenaire et surtout en bon père de famille, l’Etat congolais peut bien penser à doter en matériels essentiels les Editeurs de programmes, cela en considérant tout le monde sur le même pied d’égalité.
Et en tant que « Compagnons de la TNT » dans notre pays, nous ne nous gênons pas de revendiquer cela.

Avant de clôturer ce deuxième point sur nos préoccupations d’ordre matériel, nous tenons à épingler un point important.

En effet, l’avantage avec le Numérique aujourd’hui est que, un émetteur TNT DVBT2 vaut de 16 à 32 canaux par fréquence (chaînes). Alors qu’en analogique, cela n’équivaut qu’à une seule chaîne par fréquence.
Le nombre dominant aujourd’hui des chaînes de la génération TNT se justifie entre autres aussi par cette possibilité technologique.

Nous sommes convaincus que l’Etat congolais, en adoptant cette option de la migration de son espace audio-visuel analogique vers la TNT, avait sans nul doute la noble idée, en tant que Tuteur, de favoriser l’avènement de plusieurs autres Editeurs de programmes dans ce domaine.
Sinon, comment promouvoir efficacement la culture congolaise, si les bouquets étrangers qui envahissent nos maisons avec plusieurs centaines de chaînes d’autres cieux resteront dominants ?

Le champ étant ouvert avec la possibilité de compression du multiplexeur de 16 à 32 canaux, plusieurs autres nouvelles chaînes peuvent aisément être ajoutées, sans nécessairement « assassiner » celles qui avaient cru au Gouvernement de la République, en se lançant dans la TNT nationale.

Dans un pays à l’Economie de marché, telle la RDC, pourquoi ne pas encourager davantage la concurrence, synonyme de plus d’initiatives, plus de créativités, plus d’émulations, plus d’emplois, plus de recettes pour les caisses de l’Etat, en un mot plus de développement.

Bref, avec les possibilités technologiques qu’offre la TNT, partant de la Production à la Diffusion, en passant par le Transport, nous pouvons dire qu’IL Y A BIEN DE LA PLACE POUR TOUT LE MONDE. Pour autant qu’on soit compétitif.

C. Préoccupations d’ordre Administratif

Nous sommes des opérateurs économiques qui investissons dans un nouveau domaine créateur d’emplois et pourvoyeur de recettes.

Quoi de plus normal que l’Etat congolais passe tant dans le présent que dans l’avenir, nous faciliter et nous simplifier les procédures administratives requise pour la légalisation de nos structure d’Editeur de programmes.

Pour le moment, le temps que prennent les différents offices pour traiter nos dossiers afin de nous délivrance de différents ainsi de conformité et autres autorisations nous imposer, prends souvent toute une éternité. Nos entreprises audio-visuelles se prouvent ainsi pénalisées, au mépris de tous les efforts fournis pour se conformer à la loi et aux règlements en vigueur.

Ainsi, nous sollicitons une simplification de ces procédures administratives, ainsi qu’une réduction sensible du temps de traitements de dossiers par les services de l’Etat attitrés.

Pour conclure, nous sollicitons de votre autorité ce qui suit :

1) La simplification et l’accélération des procédures administratives au
niveau des La facilitation administrations de l’Etat ;
2) La protection par l’équipementier du site de Binza où sont logés nos matériels ;
3) L’accompagnement du Gouvernement de la République, avec la dotation en
matériels essentiels au bénéfice des Editeurs de programmes de la génération TNT ;
4) La compression des multiplexeurs de 16 à 32 canaux ;
5) La réactivation de chaînes désactivées actuellement ;
6) La suppression du monopole du marché ainsi que de l’imposition du matériel de
l’équipementier ;
7) La création d’un service technique approprié pour gérer sur ce plan le réseau de la
TNT nationale.

Fait à Kinshasa, le 2 Décembre 2019

EDITEURS DE PROGRAMMES ET SIGNATURES

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