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Octobre et Novembre noirs en Rdc : Le film

Les mois d’Octobre et de Novembre 2019 sont partis, mais les ravages qu’ils ont laissés en Rdc demeurent. Si c’était dans un film de fiction, le réalisateur aurait certainement préféré mettre dans le générique du début en voix off, des pleurs et des cris aigus de femmes, de bébés, des enfants, mais aussi des pleurs et des cris de profondes douleurs et de révoltes des hommes. Il aurait mis en image un tapis de sang roulant sur les sols de villages et de villes de la Rdc. Les mois d’Octobre et de Novembre 2019 seront marqués plus en lettres ensanglantées dans les annales de la Rdc. Et à quelques semaines de l’An 1 du scrutin présidentiel ayant porté Félix Tshisekedi au Sommet de l’Etat congolais, cette succession des deuils dans les familles congolaises s’impose au débat.

Le Président Tshisekedi aura beau manifester dans sa gestion de la Respublica de la bonne volonté, des belles initiatives, des belles actions, des belles réalisations, des beaux discours et remis la Rdc sur l’orbite des nations à voix audible dans le concert des nations, il reste indéniable que l’anarchie, la barbarie, l’improvisation, la désorganisation, l’impunité tiennent encore de fourches longues capables de provoquer de dégâts… incalculables. Le tableau d’événements présentés ici, non exhaustifs, plus saillants, vécus par les Congolais durant ces deux derniers mois, est plus qu’illustratif. L’espace aurait en effet manqué s’il fallait tout passer en revue.

Qu’est-ce qui s’est passé de dramatique, de douloureux au cours des mois d’Octobre et de Novembre ? Comment et pourquoi ? Quid dans l’avenir ? Autant de questions qui dérange l’esprit de l’opinion tant congolaise qu’étrangère, que notre rédactrice de grands dossiers Marnette SUZE a essayé d’aborder ici.

Eboulement de la mine artisanale d’or à Kampene

La République démocratique du Congo a été endeuillée tôt en début du mois d’Octobre, le mercredi 2, dans sa province du Maniema, voisine du Nord et du Sud Kivu.
Encore une fois, de creuseurs artisanaux, dont la plupart dans leur jeune âge. Tous, victimes de l’éboulement d’une mine d’or à ciel ouvert à Kampene, cité située à environ 180 Km de la ville de Kindu.

D’un bilan initial de 14 morts, le décompte est allé jusqu’à 25 morts.

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Pluies et inondations dévastatrices au Nord-Ubangi et à Kinshasa

Les inondations constituent un phénomène en RDC, pays aux villes et agglomérations non urbanisées et pauvres en infrastructures routières.

Dans le Nord-Ubangi, des territoires entiers ont été engloutis suite aux pluies diluviennes qui sont tombées depuis le début du mois d’octobre. Des pluies qui ont fait sortir des rivières et affluents du fleuve Congo de leurs lits, au cours de ces deux derniers mois.

Plusieurs dizaines de personnes y ont péri, et plusieurs dizaines de milliers de ménages sont sans abris. Des Centrafricains voisins, victimes des mêmes phénomènes dans leur pays, sont venus se réfugier en masses dans le Nord-Ubangi. Ce qui aggrave le tableau déjà apocalyptique des sinistrés dans cette région de la Rdc. Les statistiques livrées par la cellule de crise mise en place par les autorités de la province, renseignent plus de 182 mille sinistrés, dont plus de 35 mille réfugiés centrafricains.

A Kinshasa la capitale de la Rdc, les eaux de pluie ont aussi dicté leur loi au cours de ces mois d’Octobre et de Novembre. Principalement des quartiers à problèmes, soit à cause de la nature érosive du sol, soit des constructions anarchiques, ont enregistré des dégâts les plus lourds.

Par rapport aux dernières pluies du mois de Novembre qui se sont abattues dans la nuit de mardi 26 à mercredi 27 et qui ont encore fait beaucoup de ravages, le vice-gouverneur de la ville Néron Mbungu a déclaré devant nos confrères de l’Afp que « les dégâts matériels et humains sont vraiment énormes ».

51 personnes ont péri à Kinshasa, d’après une annonce faite ce samedi 30 novembre par Néron Mbungu, à l’issue d’une réunion notamment avec le ministre national de l’Intérieur et Sécurité. Un bilan humain considérable, qui est venu assombrir davantage ce tableau macabre, lequel affichait déjà plusieurs dizaines de morts provoquées par les diluviennes qui se sont abattues sur la capitale congolaise, telles que celles du 21, 22 et 25 Octobre 2019.

Crash de l’avion présidentiel à Kole

« Disparition d’un avion cargo de type Antonov 72 opéré par la force aérienne des FARDC assurant la logistique présidentielle ce jeudi 10 Octobre 2019 ayant à son bord 4 membres d’équipage et 4 passagers civils et militaires ». Une information qui était rendue dans un Communique officiel signé par M. Jean Mpunga Tshiumba, D.G. de cette l’Autorité de l’Aviation Civile.

Cette nouvelle du crash d’un avion de la suite du Président Tshisekedi a vivement ému le monde entier. Les « Une » de tous les médias, tant en Rdc qu’à l’étranger étaient dominées par cette information tragique.

Et après plusieurs jours de recherches, l’avion accidenté sera finalement retrouvé à Kole, un village de la province du Sankuru. Aucuns survivants parmi les membres d’équipage et les collaborateurs du Chef de l’État Congolais, notamment son chauffeur personnel ainsi que de gardes corps.
Une Jeep blindée présidentielle qui se trouvait à bord et plusieurs autres biens feront les frais de ce crash, dont les circonstances restent à encore à éclaircir par des enquêtes… toujours en cours.

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Attaque de la ville de Lubumbashi

La ville cuprifère de Lubumbashi avait fait l’objet d’attaque par des assaillants présumés Maï-Maï, cela au lendemain de la disparition de l’avion de la suite présidentielle, soit le vendredi 11 Octobre 2019. Des combats entre les Forces régulières et ces assaillants qui ont fait tomber sur la ville plusieurs morts et plusieurs blessés dans le camp des rebelles, des Fardc, et parmi de civiles aussi.

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Assassinats anti Ebola en Ituri

Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 Novembre 2019, des hommes non autrement identifiés ont assassiné sauvagement à armes blanches le journaliste Papy Mahamba.

En effet, présentateur des informations en langue Lingala de la radio communautaire de Lwemba, le journaliste Papy Mahamba a vu sa vie fauchée, après l’attaque de sa résidence à Lwemba dans territoire de Mambasa en province de l’ituri. Cela est arrivé aussitôt quelques heures seulement après que l’illustre disparu, qui travaillait dans le cadre de la riposte de la maladie à virus Ebola, ait tout justement animé une émission sur cette épidémie qui a lourdement endeuillé la République démocratique du Congo dans sa partie Est.

Comme si ça ne suffisait pas, trois personnes ont été lâchement assassinées et plusieurs blessées, lors d’une attaque du centre de traitement à Biakato, pendant la nuit du 28 au 29 novembre, par des présumés Maï-Maï.

Revenant sur ces évènements malheureux au micro de notre consœur radiookapi.net, le Secrétaire technique du comité multisectoriel à la riposte d’Ebola, Dr Jean Jacques Muyembe qui s’est exprimé là-dessus, a vivement regretté la suspension qui s’en est suivie d’activités de riposte à la maladie à virus Ebola, pendant qu’on était, « à deux doigts de la fin de cette épidémie dans ce milieu… nNous condamnons nous tous, tous les citoyens congolais condamnent pareils actes, parce qu’on ne peut pas entrer dans un centre de traitement d’une maladie aussi dangereuse, pour aller tuer, assassiner le personnel de santé, qui vient au secours des malades, et vous les assassiner. Ce n’est pas normal ! ».

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Tueries sauvages à Beni

Les Congolais de Beni dans la province du Nord-Kivu continuent de vivre les martyrs dont ils ne comprennent toujours pas les motifs réels.

Comme dans les mois précédents, les habitants de cette partie de la Rdc continuent d’enterrer des proches et connaissances, sauvagement tués par des groupes armés.

Depuis le 5 Novembre, plus d’une centaine de vies ont péri. Des tueries attribuées au groupe armé d’origine ougandaise ADF qui ont provoqué dans la région des émeutes contre les autorités et les Casques bleus, accusés par une partie de la population d’assister passivement à ces massacres.

De manifestations populaires de colère face à ces massacres qui ont élu domicile dans ces contrées, plusieurs personnes ont été tuées à balles réelles par les Forces de l’ordre chargés. Une situation qui chauffe davantage la tension.

Pour les autorités militaires de la Rdc, ces tueries sauvages de la part des rebelles des Adf, n’ont pour objectif que de retourner les populations contre l’Armée et la Police nationales.
Alors que l’offensive lancée contre ces forces négatives par l’Armée loyaliste produit déjà des résultats palpables, avec des camps et de l’armement détruits ou récupérés, de chefs rebelles tués ou capturés, plusieurs rebelles tués…

Meurtres à Kinshasa

La fin du mois d’Octobre a été aussi marqué par de meurtres dont ont été victimes entre autres deux taxis motocyclistes à Kinshasa.
Deux jours de suite, soit le 28 et le 29 de ce mois, ces jeunes gens, le premier tué par balle au coin des avenues Kabinda et Kasa-Vubu, et le second sur l’avenue de l’Université. Ils ont quitté ce monde de manière sauvage, victimes des hommes en uniformes à la gâchette facile. Des évènements malheureux survenus à la suite des altercations qui sont courantes à Kinshasa, llentre ces motocyclistes appelés communément « Wewa » et des hommes en uniformes.

L’administrateur gestionnaire de l’hôpital Vijana de Kinshasa a connu le même sort le mercredi 30 octobre sur son lieu de service.

Selon des témoins, le policier qui a commis ce forfait faisait partie d’un groupe envoyé pour ordonner aux maçons de poursuivre la construction d’une maison privée dans la concession de cet hôpital public, situé dans la commune de Lingwala (centre de Kinshasa). Face au personnel qui résistait contre cette « spoliation du terrain de cet hôpital par un ancien député », le policier a ouvert le feu, tuant sur le coup l’administrateur gestionnaire.

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L’accident routier de Mbanza-ngungu

Un accident mortel de circulation était survenu sur la route de Matadi à l’entrée de celle menant à Nkamba dans la province du Kongo-Central, a fait plusieurs victimes. C’était le 20 Octobre 2019.

Sur les 50 passagers qui avaient pris part à cet engin, le bilan présenté par les autorités provinciales a fait état de 16 rescapés grâce à l’intervention des populations, 5 s’étant eux-mêmes sauvés et 30 ont été complètement calcinés. Le mépris des normes en la matière, principalement par l’équipage et le propriétaire du véhicule ont été à la base de cet accident. Dans ce camion en effet les passagés étaient mélangés à du carburant.

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Le naufrage de Kitebere

Une pirogue qui revenait de l’Ouganda du côté de Kitebere pour le centre commercial de Tchomia, avait chaviré ce lundi 04 novembre 2019 sur le lac Albert.

D’après le président de la société civile de Kasenyi, Steeve Mugisa, un vent violent aurait été à la base de cet accident survenu vers 3 heures du matin, après 1h40’ de navigation sur le lac Albert. Plus de 10 personnes avaient péri dans cet accident, dont l’ambarcation transportait 23 passagers et des marchandises.
Les sources locales qui avaient alerté sur ce drame ont donné un bilan provisoire de 11 rescapés et deux disparus. Cette pirogue embarquait a son bord 23 personnes et de marchandises renseignent d’autres sources de l’autorité de navigation.
La même source à Tchomia précise que les recherches continuent pour retrouver d’autres corps, car ce bilan n’est pas encore officiel.

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Le crash sur Goma

Le matin du 24 Novembre 2019, un appareil de la compagnie Busy Bee s’est écrasé en plein quartier populaire de la Ville de Goma, avant à bord 17 passagers sans compter l’équipage.

D’après le communiqué officiel du gouvernement provincial sur ce crash de Goma, et lu à l’occasion par la vice-gouverneur du Nord-Kivu, Marie Kahombo Lumoo, le bilan officiel a fait état de 29 corps morts retirés de décombres, 1 survivant parmi les passagers se trouvant à bord de l’appareil, 16 traumatisés répertoriés. A la base, une panne technique qui a faussé le décollage de l’appareil.

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L’opinion espère que les autorités de la Rdc ne ménageront rien qui puisse, dans l’avenir, éviter aux Congolais un tel deuil permanent et de tels dégâts incommensurables.

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