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Présidence Rdc : Guerre ouverte entre Vital Kamerhe et Marcellin Bilomba

Ce n’est pas un secret d’Etat la secousse qui envenime les relations entre certains hauts collaborateurs du Président de la République.Le scandale de « 15 millions Usd » d’actualité constitue aujourd’hui la pomme de discorde.Plusieurs informations parvenues jusqu’à la rédaction de votre média, font état de rupture dans la chaîne de cohésion au niveau du cabinet présidentiel, et ce malgré les apparences. Le cas le plus emblématique se trouverait être les mauvais rapports entre le Directeur de cabinet Vital Kamerhe et Marcellin Bilomba le Conseiller principal en matière économique et financière du Chef de l’Etat.

On parle de cette gênante affaire des « 15 millions Usd » comme la goutte d’eau qui est venue déborder la vase, principalement dans les rapports entre Kamerhe et Bilomba. Pour certains, entre les deux hommes les relations ont toujours été en dents de scie malgré un trompe l’œil des apparences. Si le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi avaiteu à taper du poing sur la table, il y a quelques semaines passées,lorsqu’il avait réuni tous les membres de son cabinet, c’était d’après certains,pour se lever entre autrescontre les mauvaises relations qu’entretenaient déjàquelques-uns d’entre eux, au risque dangereux de saper l’efficacité du travail. La démarche de Tshisekedisemble n’avoir pas encore produit tous les effets escomptés. Et pour preuve…

Mortal combat

Pour le camp de ceux qui soutiennent Vital Kamerhe au niveau du cabinet présidentiel, Marcellin Bilomba est celui qui tire les ficelles dans cette affaire scandaleuse des « 15 millions Usd », en soutenant sans réserve les enquêtes de l’Inspection général des Finances, celles-là même qui a mis à nu ce « détournement » qui défraie la chronique. Alors que le Directeur du cabinet présidentiel avait,dans un courrier lui attribué d’après certaines sources,enjoint clairement l’Inspecteur général des finances « d’arrêter » les investigations, par le motif que « Le Chef de l’Etat et moi-même n’avons autorisé une quelconque mission de contrôle. L’Inspection Générale des Finances étant sous l’autorité de la Présidence de la République, il est ainsi claire que cette fameuse mission est nulle et de nul effet ».
Ainsi avancé, penses-t-on ici un membre du cabinet présidentiel, Conseiller principal soit-il, n’a pas à « pousser » encore l’IGF à persister dans ses enquêtes, où un doigt compromettant est pointé-à tort ou à raison- en direction de Vital Kamerhe. C’est de « la rébellion », un mépris au devoir de discipline, de solidarité et de réserve que tout membre du cabinet devait observer, se défend-t-on encore.

Pourquoi s’époumoner à arrêter ces enquêtesalors que l’image du Chef de l’Etat est en jeu, se défend-on dans le camp de ceux qui sont derrière Marcellin Bilomba. Pour eux, il faut laisser l’IGF aller jusqu’au bout de ses investigations afin de tirer au claire une fois pour toute cette affaire.Ils soutiennent encore qu’arrêter ce processus risque de donner le flanc à toutes les spéculations, jusqu’à écorcher le prestige même de Félix Tshisekedi.

Chaque camp appelle alors à des sanctions à l’issue des résultats desdites enquêtes, maintenant que la Cour de Cassation s’y est mêlée.

Pour plusieurs observateurs, il apparaît claire dans ces querelles une guerre de positionnements de part et d’autre. Si les uns accusent Kamerhe de manœuvrer à ce que soit éloigné du cabinet présidentiel des personnes qui lui font ombrage, les autres par contre pensent aussi que la confiance dont bénéficie Kamerhe auprès du Chef de l’Etat rendrait jaloux plusieurs personnes. Ces dernières sont prêtes pour cela à remuer ciel et terre pour que Félix Tshisekediécarte son allié du CACH de la gestion du cabinet présidentiel.

Marnette SUZE

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