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La journaliste Ange Kasongo Adihe vient de publier un livre intitulé « Les femmes de Pakadjuma ». L’originalité de cet ouvrage de 106 pages, publié aux éditions du Pangolin est le fait que l’auteur propose un autre regard de Pakadjuma, un bidonville de Kinshasa.

Quinze ans après avoir quitté Kinshasa, Ophélie, personnage central du récit, revient à Pakadjuma le bidonville où elle est née. Elle se rend compte que Pakajuma est resté une enclave où les autres Kinois ne s’aventurent pas, à cause de sa mauvaise réputation. Elle doit expliquer pourquoi elle tient à partager la vie des femmes de Pakadjuma pour témoigner, les aider, mais surtout retrouver ses racines.

« L’idée d’écrire sur Pakadjuma est partie de la perception que les Kinois se font de ce bidonville. Quand on dit Pakadjuma, on pense tout de suite : vol, drogues, prostitution... Mais est-ce vraiment tout ce qui résume ce bidonville situé à 15 minutes du centre-ville de Kinshasa ? Je me suis dit de faire une immersion, d’enquêter, de discuter avec les habitants pour raconter leur histoire, leur version des faits. Voilà ce qui m’a motivé. L’année dernière pendant deux mois, j’allais chaque samedi à Pakadjuma. Parfois j’y retournais dans la semaine », explique Ange Kasongo.

Le livre comporte six chapitres

Le premier chapitre expose l’insalubrité et la précarité qui règnent au quartier Pakadjuma.

Le personnage central du récit, Ophélie, travaille dans une association en France. Lors d’une visite à Calais, le centre d’hébergement des migrants, elle se souvient du bidonville Pakadjuma où elle est née. C’est de ce lieu que germe son projet d’y retourner.

Le deuxième chapitre présente Ophélie à Kinshasa. Elle vit à Gombe et fait la comparaison entre la vie à Pakadjuma et celle vécue dans la commune résidentielle de la Gombe, siège des institutions.

Elle approche les habitants de Pakadjuma à travers une association. Elle ne se livre pas tout de suite aux habitants qui découvrent progressivement qu’elle est aussi de ce bidonville.

« Ophélie pour sa part, n’est de nulle part et de partout : de Pakadjuma, de Kinshasa et Lille. Il lui faut faire le tri, trouver ses marques et redécouvrir le Pakadjuma d’hier, mais aussi d’aujourd’hui pour retrouver son identité », peut-on lire dans ce livre.

Les autres chapitres mettent en exergue les découvertes de Ophélie, les rencontres avec les différentes jeunes femmes et les anciennes de Pakadjuma qui racontent leurs expériences.

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