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Rdc : Daniel Safu tire à "bout portant" sur Félix Tshisekedi

Les propos tenus par le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi dans son discours tenu le dimanche 19 Janvier dernier devant la Diaspora congolaise de Londres, continue de provoquer de réactions dans l’opinion congolaise particulièrement. C’est le cas du député national Daniel Safu qui vient de donner sa voix à ce débat. Une réaction dans un style oratoire propre à cet élu de l’opposition, recueillie au micro de votre média ce mardi 21 Janvier 2020.

D’entrée le jeu, Daniel Safu ne va pas par le dos de la cuillère : " Le Président Félix devait signifier, " Je dois dissoudre le parlement au lieu d’utiliser " Je peux" car le verbe "pouvoir" a deux possibilités ; soit le faire ou non. Donc là il démontre l’irresponsabilité et le manque de personnalité politique ".

Pour lui en effet : " On ne dirige pas le pays avec les émotions, mais avec l’intelligence et la Constitution ", avant de faire remarquer : " Quand vous analysez ses propos, vous constatez qu’il y a un problème, voir un vide au sommet de l’État. C’est ce qu’on appelle dans d’autres cieux, l’amateurisme politique ".

Sautant un peu le sujet du jour, Safu évoque le 1 an de l’alternance pacifique au Sommet de l’État avec l’arrivée de Tshisekedi au pouvoir succédant à Joseph Kabila : " D’ici là ils fêtent une année d’alternance, que moi j’appelle du sociodrame, cette pièce théâtrale que joue entre Fatshi et Joseph Kabila. Félix veut énerver le peuple, et cela risque qu’il soit chassé du pouvoir ". Ce qui, doit-on souligner, n’est pas étonnant de la part de ce membre de la coalition Lamuka, dont Fayulu resté maître à bord, ne cesse de revendiquer la victoire à la Présidentielle du 30 Décembre 2018.

De critique en critique, l’élu national de la Funa poursuit encore que la parole du Chef est sacré : " C’est dangereux pour le pays, le fait qu’il ait (Félix Tshisekedi) une indiscipline langagière ", et d’évoquer l’adage qui dit que quand dire c’est faire, ce dont on ne sait pas dire clairement, il faut se taire, dire c’est faire.

L’occasion faisant le larron, Daniel Safu en a profité dira-t-on, pour faire un clin d’œil à l’ancien Chef de l’État : "J’apprécie encore Kabila, qui a été avec nous durant 19 ans, avec un silence absolu. Mais nous nous plaignons tous ici qu’il ne sait pas parler ! Pourtant il avait compris que la parole du chef est sacrée ".

" Le language véhicule la pensée. Qu’est-ce que Le chef de l’État est entrain de véhiculer ? Des infirmités ou des incohérences ?", s’est interrogé l’honorable Safu.

Sur la problématique de la dissolution de l’Assemblée nationale évoquée par Tshisekedi dans son adresse d’avant la diaspora congolaise à Londres, Daniel Safu fait savoir : " S’il (Félix Tshisekefi) arrive à dissoudre le parlement, l’avantage revient à nous les nationaux. La réappropriation de la nation, tel est notre combat. D’ailleurs s’il veut sanctionner, qu’il commence son stylo rouge aux ministres qui réfutent de faire appliquer ses ordonnances ".

Alors que le Président Tshisekedi a affirmé que les Banyamulenge sont des congolais, une thèse que ne digère pas Safu : " J’ai entendu dire que les Banyamulenge sont nos frères. Ils le sont par quel moyen ? !" S’interroge l’élu de Mont-Amba, avant de souligner que " L’identité congolaise est acquise soit par le " Jus soli ou le jus sanguini" renchérit-t-il. Ce n’est une identité d’acquisition ! S’ils veulent avoir la nationalité congolaise, mieux vaut procéder par les voies juridiques et légales ". , éclaircit Daniel Safu.

Sur un ton encore plus sévère, Safu va encore plus loin : " Tshisekedi a un pouvoir apparent et Kabila le pouvoir réel du fait que ce dernier détient la territoriale ( Assemblée nationale, le sénat, les gouverneurs...). Et Félix de son côté, a le faste du pouvoir ". Raison pour laquelle il se demande vraiment quelle décision peut prendre ce pouvoir apparent.
Pour lui donc, si le président Félix a réellement le pouvoir, qu’il puisse dissoudre l’Assemblée nationale, et "Je serai le premier à applaudir ", affirme-t-il.

En tant que journaliste, Daniel Safu n’a pas manqué de déplorer selon lui le fait que le chef de l’État ne parle ni de la Presse, encore moins de la recherche scientifique, car, pour obtenir la démocratie, il faut la Presse. " Qu’envisage donc Fatshi pour installer les grands média et enfin vivre cette démocratie ?", s’est-il de nouveau interrogé.

Et pour clore, le Député Safu conseille finalement pour sa part le Président Tshisekedi en ces termes : " Pour manager le Congo, il faut saisir sa quintessence et maîtriser sa vocation d’une grande puissance. Celui qui dirige le Congo doit être serein et responsable, contrôler le language qui peut élever le pays ou le tirer vers le bas ".

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