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RDC : Enfin ! " Les 15 Millions" devant la Justice

L’affaire ne cesse de défrayer la chronique, un scandale qui ne dit pas son nom, et surtout tarde encore à livrer ses secrets. Ces 15 Millions de dollars américains, véritable « manne pétrolière » comme certains qualifient cela, est une vraie bombe avec une décharge de dangerosité à tout casser et à tout moment. Plus le temps passe, les rumeurs passent le relais aux soupçons, les cibles se comptent partout, les réseaux sociaux mis à feu, d’une part, jusqu’à chauffer l’image de l’Inspection générale des Finances, rendue relativement célèbre, et de l’autre jusqu’à bruler les alliances politiques. La soif de la vérité se lit clairement dans l’opinion, un dénouement claire s’avère donc impératif.

Plusieurs semaines depuis le déclenchement de cette affaire, beaucoup d’eau coule déjà sous le pont et beaucoup de plumes tombent... Comme une balle de Ping Pong, les soupçons vont d’un camp à l’autre ; celui des « pro IGF » d’un coté, et des « anti IGF » de l’autre.

15 Millions de soupçons

Alors que tout était parti de la Centrale d’Intelligence, qui demanda à l’IGF de mener des investigations, sur la gestion des fonds publics depuis l’avènement de Félix Tshisekedi au pouvoir, ce qui n’apparaissait être qu’un exercice classique s’apparente aujourd’hui à un véritable sabotage du nouveau régime Fatshiste. Des soupçons bien soutenus par les « anti IGF ». Ces derniers en effet n’hésitent pas à pointer du doigt certains fonctionnaires, qu’ils soupçonnent d’être de mèche avec des « opposants » à l’alternance pacifique et démocratique au sommet de l’Etat, des « opposants » qui se recruteraient partout, même au sein de la coalition FCC-CACH. Accuser Kamerhe dans cette affaire, c’est soupçonner carrément le Président Tshisekedi soupçonnent-ils. Une méthode qui ressemblerait à l’attitude psychologique de « déplacement », laquelle consiste à s’attaquer indirectement à un puissant en tapant sur ses protégés, expliquent certains.

Le démenti formellement exprimé via Jeune Afrique par le Directeur du Cabinet présidentiel, ainsi que l’incise prononcé par Félix Tshisekedi dans son speech lors de l’ouverture du forum « Makutano » à Kinshasa, ne semblent pas avoir eu raison de cette opinion foncièrement antagoniste.

Les « anti IGF » vont encore plus loin dans leurs soupçons, en évoquant la visite effectuée à l’Inspection générale des Finances par le Premier ministre Sylvestre Ilunga bien de semaines auparavant, avant la demande même de ces audits. Ceci expliquerait vraiment cela ? Pas absolument soutiennent certains observateurs.
De leur côté, les « pro IGF » qui se défendent être dans la logique de la vision de l’Etat de droit chère au Président Félix Tshisekedi, semblent refuser toute thèse tendant à dédouaner le camp présidentiel de ces soupçons.

Pour eux, l’absence d’allusion de cette affaire des « 15 millions Usd » dans les différentes communications du Chef de l’Etat congolais depuis l’éclatement de ce qu’ils qualifient de scandale, n’est rien d’autre qu’une manière pour Tshisekedi de protéger son allié de collaborateur. Leur attitude à ce sujet est de moins en moins ambiguë ; « qui ne dit mot consent ».
Consentir à quoi ?! rétorquent les « anti IGF », lesquels soupçonnent du coup les « pro IGF » de chercher à détourner l’attention de l’opinion des prouesses du nouveau locataire du Palais de la Nation.

Mais les « pro IGF » vont encore plus loin, en exigeant la suspension de ses fonctions du Dircab du Chef de l’Etat, pour faciliter, pensent-ils, les enquêtes judiciaires qu’ils appellent d’ailleurs de tous leurs vœux pour cette affaire. « Il n’y a pas de fumée sans feu » soutiennent-ils.

Des soupçons en soupçons, les deux camps risquent de se radicaliser au point d’influencer négativement le climat social pourtant à la détente ces derniers temps. La société congolaise en général et kinoise en particulier étant friande des rumeurs, les réseaux sociaux sont donc venus depuis en appui. Ce qui fait qu’aujourd’hui, certaines thèses aux contours parfois invraisemblables ont ainsi facilement pignon sur rue, à la faveur d’un manque d’esprit critique collectif.

La Justice s’en mêle

L’affaire est finalement aux mains de la Justice. La Cour de Cassation s’en est saisie et va instruire le dossier comme il faut. Haro à tous ceux qui s’évertuaient à entretenir une certaine confusion dans l’opinion. C’est en tout cas ce que souhaitait tous les esprits épris de justice dans une ère où l’État de droit est clamé par tous.

Reste à espérer que la Cour fasse son travail en toute indépendance sans pressions et interférences. Il faut éviter surtout que l’affaire soit classée sans suite, ce qui ne ferait qu’envenimer davantage le climat de rumeurs, de soupçons et d’accusations gratuites.

Dossier à suivre à la loupe.

Rolls Bwanakweli

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