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Rdc : L’« Année de l’Action » déjà dans un tourbillon. Tshisekedi alerté !

2020 déclaré « Année de l’Action » par le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi, semble être déjà pris sous les feux de l’action qui ne font certainement pas les affaires du régime fatshiste. Ce, avant même que le pouvoir ait entamé les premiers pas pouvant annoncer les couleurs de ses ambitions. Car à peine commencé, l’année 2020 se distingue par une série d’événements suffisamment alarmants. Et ce n’est pas encore tout…

Le 13 Décembre 2019, du haut de la Tribune du Congrès réunissant les deux chambres du Parlement, Félix Tshisekedi alors prononçant son premier discours constitutionnel sur l’état de la Nation a déclaré : « Je souhaite que l’année de nos 60 ans d’indépendance soit une année de succès pour chacun de nous. Il nous faut, dès maintenant, nous remettre en question. Je décrète 2020, l’Année de l’Action. L’année du combat contre la pauvreté, l’année de la renaissance, l’année de la paix, l’année de la justice pour tous ». Une option qu’il a réitérée en ces termes dans son autre discours toujours à la Nation, cette fois-ci de Vœux de Nouvel an 2020 : « Nos Pères de l’indépendance ont toujours rêvé de construire une puissance économique au cœur de l’Afrique assise sur des valeurs d’amour, de tolérance et de partage. J’invite chacun de nous à réfléchir et à apporter sa réponse dans la concrétisation de ce rêve. C’est ainsi que j’ai décrété 2020, l’année de l’action ».

Les Congolais dans leur grande majorité sont unanimes qu’il faut plus d’actions que de discours pour redresser leurs pays la Rdc.

Et, pendant que le Président Tshisekedi a choisi en ce début d’année de s’offrir quelques jours de vacances dans la ville côtière de Muanda au Kongo-Central, question évidemment de se refaire les énergies après une première année au pouvoir qui n’a pas été de tout repos, les événements au pays n’ont pas observé une trêve. Certaines langues en ont profité pour critiquer le président d’être en vacances pendant que le pays « brûle ». Mais qu’à cela ne tienne.

Muanda Nsemi, « le comeback »

Le gourou de Bundu dia Mayala, Ne Muanda Nsemi, a repris du service de la manière qu’on lui connaît. Lui qui avait passé le claire d’une partie des mandature passées sous la présidence de Joseph Kabila, à s’affronter à tort ou à raison avec les forces armées, la police et les services de sécurité, suite à ses défis contre le pouvoir en place. Ce qui lui coûta l’emprisonnement, puis il réussit à s’évader et s’évaporer dans la nature. Plus d’une année après, en faveur des discours et appels à la décrispation du nouveau président Tshisekedi, il réapparait… Plusieurs mois après avoir repris d’humeur l’air de la liberté sous l’ère Tshisekedi, le 4 Janvier 2020, il s’autoproclame « président de la république fédérale du Congo », et somme celui que d’aucuns considère comme son bienfaiteur, Tshisekedi, de passer lui remettre tous les attributs et symboles du pouvoir…

Dans l’opinion, c’est l’émoi. Plusieurs ont craint des affrontements entre les forces de l’ordre et les fidèles mués en milices de Ne Muanda Nsemi. Si certains jugent carrément Ne Muanda Nsemi bon pour un asile psychiatrique, d’autres par contre se veulent prudents, pensant que l’attitude de ce leader Ne Kongo peut-être la tête de l’iceberg. Qu’adeviendra-t-il dans les jours à venir ? Rien de sûr estiment plusieurs analystes.

Le brasier estudiantin s’embrase…

Le lundi 6 Janvier 2020, les étudiants de l’Unikin la principale université du pays, manifestent contre la hausse de frais académiques. La Police réussit à les contenir dans les cités universitaires pour empêcher la contamination avec les quartiers environnant. Et malgré, les locataires de la colline inspirée se déversent sur les bâtiments et autres établissements dans l’enceinte de l’Université. Ce sont des incendies, casses et autres destructions méchantes qui sont enregistrés. Le jour suivant les manifs se poursuivent. A la fin, des policiers enregistrent de morts dans leurs rangs. Les étudiants se plaignent des vols, viols et autres agressions physiques de la part des forces de l’ordre. Le Gouvernement décide l’évacuation du campus universitaire dans 48 heures de tous les étudiants, pour un contrôle rigoureux, afin que désormais n’y soient admis que les étudiants réguliers.

Le jeudi 9 Janvier le campus est évacué, des étudiants accusent les forces de l’ordre d’avoir entamé le déguerpissement forcé avant la fin de l’ultimatum. D’autre part de témoins affirment que la Police a trouvé des armes de guerre au Home 8. Ce qui a valu la descente sur les lieux du Commandant de la ville et du Recteur de l’Université afin de s’enquérir de la situation.

L’Odep accuse le pouvoir Tshisekedi de megestion

L’Observatoire de la dépense publique, Odep, s’est encore illustré dans de critiques sérieuses visant la gestion du pays par le nouveau pouvoir.

Dans un rapport publié le 8 Janvier 2020, cette organisation fustige selon elle les promesses non tenues jusqu’ici de Félix Tshisekedi sur une meilleure gestion des finances publiques. A titre d’exemple, l’Odep explique que le programme d’urgence dit « de 100 jours » a été géré en violation de la loi cadre régissant les finances publiques. Pour preuve, cette structure cite notamment des cas de surfacturation ou encore d’opacité dans le processus de passation de marché.

Dans son rapport, l’ODEP affirme que les projets lancés dans le cadre du programme de 100 jours ont une valeur d’environ 2,5 milliards de dollars américains.
Face à ces accusations, la présidence de la République réplique en soutenant que le coût global des projets est de 497 millions de dollars avec un taux d’exécution d’environ 70%. Les services présidentiels accusent ainsi l’Odep d’incorporer dans son analyse d’autres projets qui ne figurent dans le programme d’urgence de Tshisekedi.

Pour plus de transparence, l’Odep invite la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances à initier un audit sur la gestion de tous les projets financés par le Trésor public, le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) et le Fonds national d’entretien routier (FONER) de janvier à septembre 2019. Ce qui incite la Présidence à promettre à son tour dé publier le rapport global de travaux de ce « Programme d’urgence de 100 jours ».

Défection au sein de l’Armée

Dans un tweet publié sur son compte, l’Armée informe : « Les FARDC confirment la défection du colonel Michel Rukunda, commandant Second du secteur de Walikale, pour rejoindre le maquis où il aurait pris la tête d’un groupe armé identitaire connu sous le nom de “Ngumino”. Rukunda est désormais considéré comme ennemi de la RDC ».

D’après certaines informations, on signale que cela ne sera pas nouveau pour cet officier de l’armée. Avant son intégration dans les FARDC en 2011, il avait été à la tête de la branche militaire de la rébellion Banyamulenge des Forces Républicaines Fédéralistes (FRF).

Pour plusieurs analystes, cette défection risque de ne pas être la dernière, mieux, d’ouvrir la vanne. Ce qui n’est pas à souhaiter. L’expérience ayant démontré que dans une situation de guerre entre les forces loyalistes et des rebelles, ce genre de scénarios augure souvent un renforcement en hommes et armements du camps de l’ennemi venus des forces gouvernementales. Les autorités du pays sont vraiment invitées à ouvrir l’œil et le bon.

Il sied de rappeler que des événements déjà annoncés et d’autres imprévus risquent, à cette allure, de venir jeter encore le feu aux poudres. On pense à la marche populaire des enfants et orphelins militaires le 14 Janvier, aux manifestations programmées par Fayulu dans le grand Bandundu, pour ne citer que celles-là.

Toutes ces manifestations devront être considérées comme une alerte, qui doit pousser Félix Tshisekedi à bien se positionner, car les défis se dressent de plus en plus nombreux sur le chemin de son mandat, estime-t-on. De quoi lui faire prendre davantage conscience combien l’Action à mener s’avère indispensable et doit se révéler vraiment efficace.

Qui vivra...

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