L’UNPC honore Dénise Nyakeru Tshisekedi

Ce texte est à titre illustratif. Le Fonds monétaire international, FMI, a procédé très récemment à des analyses expertes sur la situation économique et financière en République démocratique du Congo. Plusieurs alertes ont ainsi été tirées assorties de recommandations, à l’attention des autorités congolaises, alors que la crise sanitaire avec l’épidémie d’Ebola n’est pas pour faciliter les choses.

Le défi est grand malgré l’immense richesse en ressources naturelles, à en croire les conclusions sur lesquelles ont chuté les experts du FMI, dans leur rapport de mission menée en Rdc. Si l’alternance démocratique vécue à la tête de la direction de ce pays continent reste potentiellement porteuse d’espoirs, cependant le nouveau Gouvernement congolais qui vient d’être investi devra batailler dur sur plusieurs axes, afin de maintenir et renforcer les équilibres.

Les observateurs du FMI qui constatent que l’année a été plutôt bonne, avec une croissance économique de 5,8 %, une inflation ralentie, et l’excédent budgétaire qui n’a atteint que 0,4% du PIB, estiment cependant que l’année 2019 s’annonce moins prospère. La cause? La la baisse des prix du cobalt et du cuivre, la croissance risque de redescendre à 4,3 %.
Et de renchérir « sur la base des politiques actuelles, les revenus en RDC resteront bien en dessous de la moyenne de l’Afrique subsaharienne malgré l’impact positif du Code minier révisé 2018 ».

Les axes préoccupants

Les dépenses et recettes fiscales, le secteur minier, la lutte contre la corruption, la transparence, la gouvernance, sont ces axes sur lesquelles l’Exécutif national congolais est appelé à apporter une attention de différence plus que dans les années antérieures. De véritables leviers, lesdits axes sont considérées par les observateurs de l’Institution de Breton Woods.

Dépenses et recettes fiscales

Les observateurs du FMI plaident pour une meilleure formalisation avec moins de procédures de dépenses d’urgence. La rationalisation de la fonction publique et l’amélioration de la rémunération permettraient également d’accroître son efficacité. Pour maintenir la viabilité de la dette, le rapport insiste sur la nécessité d’examiner soigneusement les projets d’investissement public, d’éviter les emprunts coûteux et d’élaborer une stratégie pour régler les arriérés de paiement au niveau national.

Sur le plan fiscal, le FMI recommande aux autorités de « réduire les exonérations, d’élargir l’assiette fiscale, de simplifier le système et d’améliorer l’administration des impôts et des taxes et les contrôles aux frontières » pour faire en sorte que le budget de l’État colle aux projections annoncées, et renforce ainsi sa crédibilité.

Secteur minier

Saluant les avancées du code minier de 2018 qui renforce le contrôle de l’État sur les sociétés et rehausse la taxation des minerais, le FMI « encourage la poursuite de l’intégration des recettes minières dans la trésorerie de l’État. »

Corruption

Les administrateurs du FMI demandent aux autorités d’accélérer l’adoption d’une loi anti-corruption et d’une loi portant sur la création d’une commission anti-corruption indépendante.

Transparence

Le Fonds relève tout d’abord qu’un décret de 2011 « obligeant le gouvernement à publier tous les contrats miniers, pétroliers et forestiers n’a pas été pleinement appliqué ». Il ajoute que « les états financiers vérifiés de certaines entreprises d’État ne sont pas accessibles au public. Dans ce cadre les administrateurs du FMI demandent plus de transparence sur les appels d’offres publics pour les actifs miniers, ainsi que « la publication de tous les contrats miniers, la divulgation de la propriété véritable des parties contractuelles et la publication des états financiers vérifiés des entreprises d’État ».

Gouvernance

Les recommandations du FMI à ce propos ne sont pas encore formulées, elles devraient arriver après octobre, mois durant lequel l’institution mènera une mission d’évaluation de la gouvernance, sollicitée par les autorités congolaises.

Le changement de gestion comme solution

L’interpellation en forme des recommandations, telles qu’émises par les experts du FMI dans ce rapport, semble avoir trouvé  l’échos dans la communication du Chef de l’État congolais, diffusée sur les antennes de la Télévision nationale.

C’est sans nul doute le changement dans la gestion du pays par les dirigeants, qui est a même d’éviter à la Rdc une malheureuse descente aux enfers. « Nous devons changer et incarner le changement partout où nous sommes pour que le pays évolue. N’attendons pas pour changer ce pays. N’attendons pas pour prendre des décisions qui vont améliorer le quotidien de chacun ; aussi petit soit l’impact de l’action que vous pouvez prendre, elle reste importante pour atteindre l’objectif : LE CHANGEMENT. Le changement c’est l’affaire de tous », dixit Félix Tshisekedi.

Endie N. LUBAKI