RAM : La pédagogie payante d’Augustin Kibassa auprès de mouvements citoyens

RAM : La pédagogie payante d’Augustin Kibassa auprès de mouvements citoyens

Une délégation des Membres de mouvements citoyens a été reçue le samedi 17 Octobre par le ministre Augustin Kibassa des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information, PTNTIC. Le dossier du le Registre des appareils mobiles, RAM, a été au centre de cette rencontre opportune, alors que ces organisations projetaient une marche de protestation contre ce nouveau projet.

Ces échanges fructueux ont permis aux délégués de ces mouvements citoyens d’être clairement édifiés au sujet du Ram et surtout convaincus de son opportunité. C’est dans ce sens que s’est exprimé à l’issue de la rencontre et devant la presse Muanda Musoli,  porte-parole de la délégation : « Nous avons rencontré l’autorité pour avoir des informations à la source sur le Registre des Appareils Mobiles RAM. Nous sommes éclairés, Raison pour laquelle nous annonçons l’annulation de notre mouvement de protestation prévu initialement le lundi 19 Octobre. L’action de ce lundi est donc annulée, nous avons pris des mesures avec le Ministre pour que nous puissions faire comprendre à la population, dans les termes qu’elle comprend, l’importance du Registre des Appareils Mobiles »

Depuis que cette initiative a été rendue publique par le ministre des PTNTIC Augustin Kibassa, plusieurs personnes se sont mises à l’attaquer, jusqu’à exiger l’interpellation du ministre de tutelle au Parlement. Une nouveauté qui souffrirait encore de préjugés.

Édifiés, les délégués de mouvements citoyens se sont engagés à rapporter les bonnes informations auprès de la population.

A noter que le Registre des appareils mobiles de la RDC est constitué de tous les IMEI des téléphones opérationnels en RDC. Le gouvernement a décidé de le mettre en place pour lutter contre la contrefaçon, qui occasionne par ricochet le vol des données et des appareils mobiles, mais aussi un moyen de protéger la santé des citoyens des effets nocifs des appareils contrefaits. Ce sont ces téléphones qui accusent d’ailleurs des pertes de capacité au niveau des appels, de vitesse de transmission des données et de qualité de la couverture, à part le fait qu’ils sont non conformes aux normes internationales et ont un impact sur l’économie (perte de recettes fiscales et douanières due à la fraude), etc.

Alors que plusieurs pays ont décrété leur bannissement depuis 2018, la RDC est restée à la traine. Le Gouvernement, soucieux de la santé et de la sécurité des biens et des données des citoyens, a changé de fusil d’épaule. Il faut surtout comprendre que par l’élimination des téléphones contrefaits, RAM va contribuer à l’amélioration de la qualité de communication sur les réseaux de téléphonie mobile opérant dans notre pays. A compter du septembre 2022, plus aucun téléphone contrefait ne sera opérationnel au pays.

En Rdc, ce système d’enregistrement des appareils mobiles sera implémenté par l’Autorité de régulation de la Poste et de télécommunication (ARPTC) qui est le régulateur du secteur des télécommunications en RDC.  Ainsi il a été lancé depuis le 24 septembre dernier.