Congo : Le pays envisage une digitalisation au maximum en 2021

Poursuivre la digitalisation pour arrimer le Congo au développement de l’économie numérique, est bien le challenge que l’administration des postes, des télécommunications et de l’économie numérique entend relever en cette année 2021. A cet effet, un face à face entre la presse et le ministre de tutelle Léon Juste Ibombo a eu lieu ce vendredi 8 janvier 2021, à Brazzaville. Les axes de travail de ce secteur, qui s’appuient sur la « Révolution numérique. », ont donc été déclinés.

L’objectif de cet échange avec la presse était  de faire le point des activités entreprises à la lumière de « la marche vers le développement », programme de gouvernement du chef de l’Etat congolais et d’explorer toutes les possibilités qu’offre la révolution du numérique, pour poursuivre l’arrimage du pays au développement de l’économie numérique, un des principaux points dudit contrat social.

Le ministre Léon Juste Imbombo

Le Congo qui s’est doté d’un arsenal juridique pouvant encadrer le numérique, à savoir la stratégie nationale du développement de l’économie numérique adossée au plan d’actions 2018-2022, la loi sur la cyber sécurité, la protection des données à caractère personnel, la lutte contre la cybercriminalité, la création de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Informations,  et bien d’autres, est encore enrichi d’une feuille de route pour le secteur des postes, des télécommunications et de l’économie numérique sur 12 mois, dévoilée par le ministre de tutelle.

Avec l’apport de la Banque Africaine de Développement, BAD, et par le biais du Projet Central African Backbone, organe technique du gouvernement congolais, il s’agira de construire le Data center national, une fois les obstacles liés à la finalisation des études, levés, les travaux débuteront en juillet 2021. Toujours avec l’appui de la BAD,  il sera lancé, selon le planning prévisionnel, la construction du réseau fibre optique axe fluvial, en février 2021, pour l’interconnexion avec la république Centrafricaine. Une façon de poursuivre la concrétisation de la volonté des chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEMAC d’interconnecter et d’intégrer les pays membres de la communauté.

Toujours dans les prévisions de cette année 2021, il sera mis en place un Centre d’Excellence et d’Intelligence artificielle, avec l’apport de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, le free roaming en Afrique centrale qui permettra aux abonnés des pays de la CEMAC d’être connectés dans tous les pays de ladite zone avec leur numéro local à partir de janvier 2021.

Il est prévu, par ailleurs, l’acquisition d’un système automatique de gestion et de contrôle du spectre de fréquences radioélectriques.

Des axes prioritaires pour la Poste

L’effectivité du projet d’adressage postal, qui vise l’amélioration des conditions de traitements des envois postaux, a également été évoquée dans ce point de presse, à l’instar des axes prioritaires de travail serviront de tableau de bord à la poste congolaise pour sa compétitivité et son dynamisme. Sur ce dernier point, on peut retenir essentiellement la préservation de la paix sociale à l’entreprise par le dialogue permanent comme moyen de règlement des différends, l’opérationnalisation du Fonds d’Accès pour le service postal universel aiderait la SOPECO à assurer plus efficacement le service sur l’ensemble du territoire national, la formation du personnel aux métiers du numérique. De quoi donner un nouvel élan à l’administration postale.

Il a également été souligné que tout devrait être mis en œuvre au cours de cette année 2021 pour la maitrise du patrimoine de la SOPECO, véritable niche de ressources financières dont le défaut expose à la délinquance foncière.

Le ministère appuiera la SOPECO pour le règlement de sa dette à l’égard de la société Air France, afin de renouer avec le transport postal de 85% avec la SOPECO.

Et dans du fonds d’accès pour le service universel, FESUCE, le ministère sectoriel poursuivra  la couverture des zones blanches et l’équipement multimédia des établissements scolaires, dans les zones rurales encore enclavées dans l’utilisation des communications électroniques.

L’occasion faisant le larron, le ministre a aussi fait le bilan de son action à la tête du ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique. Un bilan qu’il juge positif et satisfaisant. Puisque, d’après ses propos « l’action du Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique a été dense ». Ce, avant de rassurer que le travail se fait et continuera à se faire conformément aux orientations reçues du président de la République. Une garantie que l’architecture voulue par le président Denis Sassou-N’Guesso, dans le secteur des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique, se met, progressivement en place.