Congo : Plus de 13 milliards de Francs/CFA pour le projet CAB exercice 2021-2022

Congo : Plus de 13 milliards de Francs/CFA pour le projet CAB exercice 2021-2022


Le comité de pilotage du projet Central African Backbone, CAB, du 23 mars dernier, tenu à Brazzaville, a adopté le budget de mise en œuvre dudit projet à la somme de 13 milliards 600 millions de francs/CFA. La cérémonie d’ouverture a été patronnée par le Ministre Léon-Juste Ibombo, des Postes, des Télécommunications et de l’Economie Numérique.

  
Le comité de pilotage du 23 mars avait pour objet de procéder à la validation du Plan de Travail, du Budget Annuelle (PTBA) 2021, du Budget 2021, ainsi que de valider le Plan de Passation de Marchés (PPM).
Dans ce contexte, au cours de cette réunion,  le coordonnateur national dudit projet a fait la présentation du bilan annuel de toutes les activités réalisées en 2020. Il ressort de ce bilan élogieux du projet CAB, sa prorogation jusqu’en 2022, actée par le conseil d’administration de la BAD, à la demande du Congo. Il sied de rappeler que la crise sanitaire due à la pandémie du corona avait bouleversé la mise en œuvre harmonieuse des projets du CAB, notamment, l’arrivée à Brazzaville, de certains partenaires chargés des études du data center et des travaux de construction du réseau d’interconnexion en fibre optique Congo-Cameroun et Congo-RCA. 

Léon-Juste IBOMBO

Pour la poursuite des travaux de construction de ces infrastructures indispensables à l’implémentation de l’économie numérique, les participants à cette réunion du comité de pilotage ont arrêté le budget d’exercice 2021 en recettes et en dépenses à la somme de 6 milliards de Fcfa. Ce budget est légèrement en baisse par rapport à celui de l’an dernier qui s’élevait à la somme de 15 milliards de Fcfa.
Le budget, ainsi adopté, permettra au projet CAB d’achever les études et d’engager les travaux de construction du centre des données numérique appelé « data center »,  de terminer les travaux du réseau d’interconnexion en fibre – optique Congo-Cameroun, lancés en 2019, de poursuivre les travaux du réseau sous fluvial  qui consistent en la construction du réseau d’interconnexion Congo-RCA, dont les travaux ont déjà  commencé du coté de Pokola dans le département de la Sangha. 
Ce budget  servira, également, à financer le fonctionnement du projet CAB.


Les travaux de ce comité de pilotage ont été ouverts par le ministre de tutelle, Léon-Juste IBOMBO, qui s’est dit satisfait des résultats engrangés par le projet CAB, malgré le contexte difficile auquel a fait face la coordination nationale dudit projet. Un contexte marqué  par la crise sanitaire mondiale de la pandémie du corona virus, qui a ébranlé les équilibres macroéconomiques mondiaux : « Je voudrais ici rappeler ma satisfaction au regard des résultats tout aussi satisfaisants qu’encourageants durant l’exercice 2020 auxquels est parvenu le Projet CAB dans la construction des infrastructures à fibre optique entre la République du Congo et la République du Cameroun (Ouesso et Ntam) », a rappelé Leon-Juste IBOMBO


Après la cérémonie d’ouverture, les travaux de cette réunion du comité de pilotage ont été dirigés par Eric N’DOUMBA, conseiller aux télécommunications du ministre Léon – juste IBOMBO. Pour Eric N’DOUMBA le rapport d’activités 2020 a été très satisfaisant malgré la crise à coronavirus qui a changé toutes les méthodes de travail dans le monde.
Il a, par ailleurs, expliqué à la presse, le travail réalisé au cours de l’exercice écoulé, par la coordination du projet CAB et ce qui reste à faire : « La construction du réseau Ouesso-Ntam est exécuté à ce jour à hauteur de 80%. D’ici un mois, la société adjudicataire CCSI procédera à la pose de la fibre optique. Quant à l’axe fluvial de ce réseau précisément le tronçon Ouesso-RCA, les travaux ont déjà débuté du coté de Pokola, dans le département de la Sangha ». A martelé Eric NDOUMBA.


Il faut noter que la fin du projet CAB allait intervenir en juin 2021. Au regard du retard des travaux causé par la pandémie à coronavirus, les partenaires financiers et techniques avaient décidé, au cours d’une réunion de revue à mi – parcours, de proroger le projet CAB jusqu’en décembre 2022.  A fait savoir à la presse, Michel NGAKALA, coordonnateur national du projet CAB. Il a, en outre, ajouté  que ce budget adopté au cours de ce comité de pilotage,  permettra au projet CAB de finaliser tous les travaux et études. « Avec le budget qui vient d’être adopté, on espère finaliser les travaux arrêtés. Il s’agit de l’achèvement de plusieurs chantiers ayant connu des perturbations l’année dernière du fait de la pandémie de Covid-19, entre autres, l’achèvement du réseau Congo-Cameroun ; la poursuite des travaux de construction du réseau sous-fluvial d’interconnexion en fibre optique Congo-RCA, puis la poursuite des études devant favoriser la construction du centre national des données numérique  appelé data center et bien d’autres chantiers retenus par la tutelle », a expliqué Michel NGAKALA.


Le comité de pilotage ou CoPil selon le « manager-go » est un acteur clé dans la conduite des projets d’envergure. Il s’assure du bon déroulé des opérations en fonction des objectifs généraux et entretient une dynamique au sein des différents acteurs impliqués. 
A l’évidence, le projet CAB est financé par la Banque africaine de développement (BAD). Il  a été mis en place par le gouvernement congolais, dans l’optique de traduire en acte l’ambition des chefs d’Etat de l’Afrique Centrale. Lors de leur sommet de Ndjamena, au Tchad en 2007, ces dirigeants d’Afrique Centrale avaient affiché leur volonté de mailler la sous-région des infrastructure haut débit des télécommunications, de réduire la fracture numérique, d’intégrer et d’interconnecter les Etats.

Ainsi, la BAD finance les travaux de construction des réseaux e fibre optique Congo-Cameroun puis Congo-RCA ; la construction du data center, le soutien à  quelques institutions congolaise, le fonctionnement de la coordination du projet, la liste n’est pas exhaustive.
Et le projet CAB, organe technique du gouvernement congolais, remplit la mission de construire les infrastructures permettant la digitalisation du pays, à travers la réduction des coûts de la connectivité au Congo et dans la sous-région.