Ensemble pour la République : Epilogue d’une mise en place à quatre signaux

Ensemble pour la République : Epilogue d’une mise en place à quatre signaux

Le parti politique cher au chairman Moïse Katumbi Chapwe, Ensemble pour la République, vient de franchir une étape significative dans sa marche, avec la nomination par son président le week-end dernier, des coordonateurs provinciaux et leurs adjoints. Toutes les 26 provinces de la République démocratique du Congo, RDC, sont ainsi dotées des représentants de ce nouveau-né de la scène politique congolaise, un adversaire qui s’annonce redoutable dans la compétition. Mais loin d’être un simple acte administratif dans le fonctionnement normal d’une organisation, cette décision portant la signature de Moïse Katumbi revêt cependant plusieurs significations, selon des analyses.

En effet, dans sa décision portant le Numéro d’ordre 003 du 23 Avril 2021, signée à Lubumbashi, le Président national de Ensemble pour la République, Moïse Katumbi Chapwe, a nommé un coordonateur provincial assisté de trois adjoints pour chaque province de la RDC.

A titre d’illustrations, Kinshasa la capitale du pays est confiée à Francis Kalombo, avec pour adjoints Daniel Safu, Jhon Mbongi et Marie-Josée Kamitatu ; le Haut-Katanga sera coordonné par Abraham Kitanika, qui sera secondé par Clotilde Mutita, Papin Kyungu et Micheline Pundu ; le Nord-Kivu a pour coordonateur Kakule Saa-Sita, avec comme adjoints Abdoul Mulemeri, Maris Mambo et Nehema Bikahilirwa ; Pour le Kasaï c’est Paul Muila comme coordonateur provincial, assisté de Philippe Mukontshi, Eric Luboya et Claudine Mbalo  tandis que pour l’Equateur c’est Philippe Bosembo le coordonateur provincial, avec comme adjoints Christophe Itofo, Bibiche Lobeye et Milor Milelako.

Signaux possibles à capter

Une part significative est faite à la représentation de la femme, laquelle est présente dans 23 des 26 provinces, avec au total 27 femmes sur les 104 nominés. Ce qui représente 25,9 soit 30%, un taux approchant le minimum de 30% recommandé. D’autres provinces sont mêmes soit dirigées par une femme chacune, soit comprennent 2 femmes sur les quatre postes de la coordination. Un premier signal qui place Ensemble pour la République parmi les organisations soucieuses de la promotion du genre, telle que prônée dans les textes et les discours tant au niveau national qu’international.  

Toutefois ce parti devra faire plus, en étendant cette volonté manifeste jusque dans les provinces démunies d’une femme dans son équipe de coordination. Il s’agit du Sud-Ubangi, Nord-Ubangi et Maï-Ndombe.

Toutes les 26 provinces sont dotées d’une coordination, composées chacune de quatre personnes. Ceci traduit l’existence de cette formation politique dans chacune des provinces de la RDC. Ces nominations permettront certainement à Ensemble pour la République d’assumer son implantation sur toute l’étendue du territoire national. Un autre signal on ne peut plus claire de l’effectivité de ce parti sur terrain et partout. Reste à évaluer le degré de cette implantation. Les prochains mois seront certainement plus éloquents à ce sujet.

La RDC est constituée d’une population jeune à plus de 70%. Ce qui donne clairement une idée de la direction vers laquelle des actions peuvent être orientées principalement. C’est ce qui pourrait certainement expliquer la présence des jeunes dans la composition de différentes coordinations provinciales, telles que constatées dans lesdites nominations. Un signal qui s’apparente à un appel de pied, lancé en direction des jeunes notamment.

Le 23 Avril 2021, date de la signature et de la publication de cette mise en place des coordinations provinciales de Ensemble pour la République, coïncide un jour près, avec la date commémorative de l’ouverture en RDC de la compétition politique. Une décision qui a fait l’objet du discours historique prononcé par le feu Président Mobutu Sese-Seko à N’Sele, le 24 Avril 1990. Le Zaïre de l’époque avait ainsi quitté du monopartisme au pluralisme politique. Et depuis, la RDC a tourné le dos non seulement au régime du parti unique, mieux d’un régime dictatorial à une direction démocratique du pays. Ne faudra t-il pas ainsi comprendre le message de Ensemble pour le Changement, qui se positionne clairement dans cette lutte contre le retour à la dictature, quelque soit la forme ?

Tout est communication dit-on, un politique averti ne fait rien sans que cela puisse véhiculer un message. Une évidence qui ne pouvait certainement pas échapper à l’équipe dirigeante de Ensemble pour la République, chapeautée par Moïse Katumbi son président. C’est en tout cas ce que nos analystes ont pu conclure essentiellement, en analysant au-delà des lignes cette nouvelle étape franchie par Ensemble pour la République, avec la nomination des coordonateurs provinciaux, dont l’intégralité de la décision ad hoc ci-dessous.

Pour rappel, c’est le 18 décembre 2019 à l’issue de deux journées des travaux tenus à Lubumbashi que le statut du parti politique Ensemble pour la République avait été signé par les responsables des partis politiques membres du G7 et dont la présidence avait été confié à Moïse Katumbi. Et en date du 10 novembre 2020,  le ministre de l’intérieur Gilbert Kakonde a signé l’arrêté ministériel portant enregistrement du parti politique Ensemble pour la République. Par cet acte officiel du ministre de l’intérieur, le parti politique de Moïse Katumbi est depuis autorisé à fonctionner sur toute l’étendue de la RDC.

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