RAM : Face au tollé Augustin Kibassa va lancer le Wifi gratuit dans les universités et aéroports

RAM : Face au tollé Augustin Kibassa va lancer le Wifi gratuit dans les universités et aéroports

Il n’est pas facile d’être à ces jours le ministre des postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication, PT-NTIC, en République démocratique du Congo, RDC. La taxe sur le Registre des Appareils Mobiles, RAM, continue à susciter des vifs débats au sein de la société congolaise, au point de provoquer marche de protestation populaire, question orale au Parlement, menaces de boycott de consommation des produits de communication, etc. Augustin Kibassa Maliba, le patron des PT-NTIC congolaises, apparaît ainsi à tort ou à raison l’homme à abattre. Entre temps, les premières retombées de cette taxe du RAM sont annoncées au profit de la communauté estudiantine.

L’Université de Kinshasa, UNIKIN, sera la première institution universitaire officielle en RDC à expérimenter le Wifi gratuit. Les étudiants de cet Alma mater n’auront plus de peine à se connecter aux services en lignes. Du moins, si tout se passe bien. Un avantage rendu possible grâce aux retombées de la taxe du RAM, affirme-t-on de sources officielles. Le go est prévu pour le jeudi 6 Mai 2021 jusqu’à preuve du contraire.

A l’instar des universités, l’installation des bornes Wi-Fi gratuits est aussi prévue dans les aéroports en commençant par celui de N’Djili à Kinshasa. Des actions qui pourront se réaliser progressivement.

La goutte d’eau qui a fait déborder la vase

Les Congolais, comme certains peuples de la Planète, ne sont pas toujours bien disposés à payer les impôts et autres taxes, le cas aussi de la taxe du RAM. Après huit mois environ, les Congolais qui peinaient déjà à supporter la ponction à la source de leurs unités pour le paiement de ladite taxe, ont été vivement scandalisés dernièrement, en constatant de perturbations, si pas des interdictions, dans la jouissance de services notamment mobile money à partir de téléphones mobiles. Surtout que l’irrégularité dans le paiement de la taxe RAM était évoquée comme raison. Les entreprises de téléphonie mobile ont semblé responsabiliser l’Autorité de Régulation de Poste et de Télécommunication, ARPTC. En réaction, cette dernière a renvoyé la responsabilité aux entreprises de téléphonie mobile. Un jeu de ping-pong dans lequel la population ne voit que du noir.

Une attitude du ministre des PT-NTIC Augustin Kibassa Maliba

Attendu prochainement à l’Assemblée nationale, pour répondre à la question orale avec débat initiée par le député Munubo Mubi, le ministre Augustin Kibassa des PT-NTIC aura l’opportunité de fournir moultes explications quant à cette taxe.

Le RAM pour rappel

Géré par l’ARPTC et dument validé par le gouvernement, le Registre des Appareils Mobiles, RAM, est un système, un mécanisme visant à lutter efficacement contre le vol récurent des téléphones portables sur l’ensemble du territoire national et de mettre fin à la circulation sur le marché des télécoms du pays, des téléphones contrefaits.

Le RAM devra aussi contribuer au Trésor public, notamment grâce à la redevance perçue mais aussi et surtout grâce aux vraies informations sur le nombre d’appareils et d’abonnés véritablement identifiés. Cette identification réelle aidera l’Etat à avoir une idée claire sur le nombre exact des utilisateurs des téléphones dont les chiffres varient aujourd’hui en fonction des données techniques que l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo, ARPTC, fournit au quotidien grâce au système RAM.

Dans sa dimension liée à la lutte contre la contrefaçon des téléphones dont la circulation est récurrente au pays, le RAM contribuera à mettre définitivement fin à l’existence des réseaux mafieux dont les ramifications traversent les frontières, avec des groupes d’individus qualifiés dans la fabrication régulière des appareils clonés. Mais au-delà de cet aspect, il faut souligner que le RAM apportera une assistance à l’Etat congolais notamment sur le plan sécuritaire sous diverses facettes. Il faut aussi noter que grâce au RAM, l’Etat congolais a découvert 2.742.760 utilisateurs en itinérance (roaming) sur le sol congolais. Des utilisateurs avec plusieurs sims, mêmes identités mais résident dans les provinces différentes, ce qui constitue aux yeux des experts en la matière que ce sont des millions USD qui échappaient au trésor public, d’où la grande bataille lancée aujourd’hui contre le Projet RAM, une bataille face à laquelle le gouvernement congolais n’entend apparemment pas baisser le bras.

Le Registre des Appareils Mobiles, RAM, constitue donc une d’importantes réformes dans l’arsenal d’initiatives de développement du secteur des télécommunications réservé aux congolais.  Le ministre Kibassa Maliba qui a lancé cette réforme depuis le 24 Septembre 2020, est depuis face à un challenge dont le succès impactera positivement non seulement sur les recettes publiques, mais aussi sur la qualité de services en liens avec les PT-NTIC.

A noter que d’après certaines informations, le rapport de la commission économique et financière du Sénat renseigne que 30% des recettes du RAM seront réservés au prestataire, 25% pour l’ARPTC, 40% pour le trésor public et 5% pour les entreprises des télécommunications.

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