Port en eau profonde de Banana : L’étape décisive franchie pour le lancement des travaux de construction

Port en eau profonde de Banana : L’étape décisive franchie pour le lancement des travaux de construction

Représentant un enjeu stratégique national majeur, le port de Banana situé le long de la petite côte de 37 kilomètres dans la province du Kongo-Central permettra à la République Démocratique du Congo, RDC, d’être connectée aux voies commerciales mondiales et d’avoir accès à un large éventail de marchés dans le monde et de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des ports des pays voisins. Par un accord signé en Mars 2018 entre le Gouvernement congolais de l’époque et DP World, cette dernière devait créer une coentreprise avec en ayant un contrôle de 70% contre 30% pour la partie congolaise. L’investissement initial de la première phase de ce projet était estimé à 350 millions de dollars. Cette convention qui offrait la part belle à DP World d’après certaines analyses et dont la durée était de deux ans a pris fin en 2020 sans même un début des travaux. Le Président Tshisekedi qui s’y est investi a réussi à obtenir la révision de clauses dudit accord dans le sens des intérêts du pays nous apprend-on.

Ce sont 34 en tout clauses et sous-clauses qui viennent alors d’être revues en tenant compte des intérêts de la RDC, avec des orientations appropriées du Chef l’État congolais Felix-Tshisekedi, notamment sur la transparence dans la réalisation de ce projet. Ceci ouvre la voie à la signature bientôt du nouveau contrat revu et corrigé, permettre le début effectif des travaux du nouveau port de Banana.

Plus encore, le Président Tshisekedi a décidé de réajuster ce contrat pour mieux servir sa vision en vue de développer les capacités de la RDC en termes de commerce et logistique, pour accompagner la croissance du pays et jouer un rôle capital dans cette région du continent. Les avantages et profits de chaque partie prenante ont ainsi été rééquilibrés.

Signature de l’accord entre Guylain Nyembo, Directeur de cabinet du
Président Tshisekedi et Suhail Albanna, Directeur Afrique du groupe DP World

Guylain Nyembo, Directeur de cabinet du Président Tshisekedi pour la partie congolaise, et Suhail Albanna, Directeur Afrique du groupe DP World chargé de construire le nouveau port de Banana pour l’autre partie, ont donc procédé le 5 Mai dernier à la signature dudit accord sur la révision de ces certaines clauses. Ce, avant que Suhail Albanna soit reçu par Félix Tshisekedi toujours au Palais de la Nation.

Alors que le projet panafricain du pont route-rail Kinshasa-Brazzaville, conçu en 1991, avait déjà atteint un niveau très avancé dans le sens du lancement des travaux de construction, le Président Tshisekedi s’est clairement prononcé pour que soit privilégié en premier lieu le projet national de construction du port en eau profonde de Banana. Une option qui bénéficie de l’assentiment de la grande majorité des Congolais.

Ce que représente le port en eau profonde de Banana

Comme dit plus haut, ce port permettra à la RDC d’être connectée aux voies commerciales mondiales et d’avoir accès à un large éventail de marchés dans le monde et de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des ports des pays voisins.

Cela est d’autant capital que la RDC, troisième pays le plus peuplé d’Afrique, est malheureusement dépourvu de port sur la façade atlantique.

Les investissements dans ce port en eau profonde représentent donc un changement majeur pour le commerce du pays avec une économie considérable de coûts et de temps, attirant plus de demandes directes de grands navires d’Asie et d’Europe, et agissant en fin de compte comme catalyseur pour la croissance du pays et de l’économie de la région.

Le port de Banana qui sera port en eau profonde à la RDC, améliorera considérablement le coût et la durée du commerce, car la majorité du fret est traitée par les pays voisins. 

Le projet nous fournira une infrastructure marine de première classe comparable à celle des autres pays africains en termes de capacité, de tirant d’eau et de la capacité à opérer la dernière génération de navires de transport de marchandises. 

Pour plusieurs Congolais en tout cas, le pays attendait ce projet stratégique et structurel depuis longtemps. Ca sera concrètement une réponse aux attentes des gens, des commerçants et des exportateurs en ouvrant l’accès à plus de marchés et apportant plus d’efficacité et de rentabilité au commerce international.