Congo : Anatole Collinet Makosso place sa primature sous le signe de la restauration de l’autorité de l’Etat

Congo : Anatole Collinet Makosso place sa primature sous le signe de la restauration de l’autorité de l’Etat

Le nouveau 1er Ministre Anatole Collinet Makosso, au lendemain de sa nomination a tracé l’action de son gouvernement en un triptyque, à savoir restaurer l’autorité de l’Etat, travailler pour la bonne gouvernance et la transparence.


Nommé le soir du 12 mai 2021, comme 1er ministre du nouveau quinquennat du président Denis Sassou-N’Guesso, Anatole Collinet Makosso, face à la presse a esquissé les axes prioritaires de travail du gouvernement qu’il va conduire. « La priorité des priorités dans l’action qui sera la nôtre, en plus des axes que le président a tracés, c’est la restauration de l’autorité de l’Etat. » Pouvait-il introduire tout en précisant la base du travail à faire : « L’Etat doit avoir son autorité pour répondre à l’orientation qu’avait donnée le président de la République dans son discours d’investiture : l’Etat protecteur qui est chargé de veiller à l’application des textes que votent les parlementaires ».


Anatole Collinet Makosso a la maîtrise des dossiers qui attendent son gouvernement pour avoir été membre du gouvernement pendant une décennie. Le Fondamental à faire devrait donner la priorité au Congo et à son peuple. De ce point de vue, le nouveau locataire de la primature pense que l’audit des textes à appliquer se résume à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Pour garantir l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Il faut un Etat fort, pouvait-il poursuivre « un Etat fort, avec une structure gouvernementale courageuse, qui soit capable non pas de mettre les Congolais au pas mais de les intégrer dans une cohésion nationale. » A fait savoir Anatole Collinet Makosso, qui n’a pas manqué de rappelé la fin ultime qui devrait guider chaque action : « Le but étant de faire en sorte que chacun respecte les textes et travaille pour le bonheur de la population ».


L’ancien ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation conscient des enjeux et du contexte actuels mesure le poids de la responsabilité à la lumière des attentes du peuple congolais. Le tout social économique pour un tout social. « Nous prenons ces responsabilités dans un contexte chargé d’émotions mais aussi de remous. Nous ne pouvons réussir qu’en nous accordant avec nos partenaires sociaux. » A-t-il reconnu tout en lançant une invite en direction de toutes les forces vives de la Nation congolaise : « C’est dans ces moments difficiles que le peuple et toutes les forces vives de la nation doivent être unis autour du président de la République qu’ils ont élu pour qu’ensemble nous puissions réussir à relever les défis économiques, sanitaires, politiques, sécuritaires ».
Tout devrait se reposer sur la transparence dans la gouvernance. C’est à ce prix, rassure Collinet Makosso que le Congo pourrait être en confiance avec l’ensemble de ses partenaires. « Nous allons offrir à nos partenaires techniques et financiers, bilatéraux comme multilatéraux qui nous accompagnent ces garanties de transparence. Nous allons aussi les aider à mieux percevoir, rendre davantage visible ces efforts de transparence, de bonne gouvernance ». A renchéri le nouveau 1er ministre, chef du gouvernement. Anatole Collinet Makosso s’est attardé sur le fait les congolais de la génération post-indépendance du Congo devrait se sentir concernée toute à travers sa nomination pour relever le challenge du développement du Congo. « C’est la première fois qu’on aura un Premier ministre né après l’indépendance. C’est un symbole fort et il a plu au président de la République de poser cet acte pour montrer son engagement à conduire ce pays dans la mise en œuvre de la gouvernance intergénérationnelle qui nous conduit nécessairement vers l’alternance générationnelle mais en douceur, dans la paix, dans la quiétude » A soutenu le nouveau 1er ministre.
Âge de 56 ans, Anatole Collinet Makosso, jusque-là Ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi et promoteur d’une université privée, est docteur en droit international pénal et maître-assistant CAMES.

Écrivain et auteur de plusieurs ouvrages, le nouveau locataire de l’hôtel de la primature, avant son entrée au gouvernement en 2011, comme ministre de la jeunesse et de l’instruction civique, a occupé les fonctions de conseiller du chef de l’Etat et directeur du cabinet de l’épouse du chef de l’Etat. Pendant la dernière campagne électorale pour la réélection de président-candidat Denis Sassou-N’Guesso, il a été nommé directeur de campagne adjoint.