RDC : Octobre décrété mois de la jeune fille par le CNJ. Qu’attendre de l’Etat?

RDC : Octobre décrété mois de la jeune fille par le CNJ. Qu’attendre de l’Etat?

Le monde entier s’apprête à célébrer la Journée internationale de la Jeune Fille le 11 Octobre comme à l’accoutumée. En République démocratique du Congo, RDC, « Ma voix changera mon avenir », est le thème retenu à cette occasion par le Conseil national de la Jeunesse, CNJ. Et pas seulement.

Les grandes nations bien épanouies considèrent que l’éducation des filles est le point précurseur du changement durables. Une fille qui ne va pas à l’école aura du mal à faire attendre sa voix et ne pourra participer activement aux prises de décisions de la société dans laquelle elle vit. Une fille instruite peut prendre sa vie en main car l’éducation offre d’avantage de perspectives pour les filles. Ces principes désormais intégrés dans le processus de développement des nations modernes s’universalisent progressivement.

Approchée par votre média pour élucider davantage sur le sens donne à cette démarche, Gianhely Mavungu, Vice Présidente en charge du genre du CNJ explique : « Vous êtes sans ignorer qu’une jeune fille sensibilisée sur l’importance de l’éducation, veillera à ce que ses enfants aient une bonne éducation de qualité et luttera à son tour contre les violences basée sur le genre, le travail infantile, la déscolarisation, les grossesses précoces, le mariage forcé etc. ».

Gianhely Mavungu, Vice Présidente en charge du genre du Conseil national de la Jeunesse, « CNJ« , et responsable de l’ong Volontariat Féminin

Cette jeune dame, aussi responsable de l’ong Volontariat Féminin et qui connue également pour être une des jeunes femmes influentes de la Rdc a encore ajouté : « En notre qualité de fédérateurs sur le renforcement  d’accès des jeunes filles à l’éducation, nous devons aussi leur assurer une protection contre les agressions physiques et sexuelles ».

Au sujet de ce mois d’octobre, mois de la Jeune Fille, la Vice Présidente en charge du genre du CNJ lance : « C’est pourquoi nous sollicitons l’implication du gouvernement de la République dans ce lancement du mois de la jeune fille, car nous savons que la politique est un instrument puissant, qui nous aidera d’attirer l’attention des autorités établies : les  Ministères sectoriels ayant un lien avec le respect des droits de la jeune fille tels que : L’EPST, la Formation professionnelle et artisanale, la Santé, Affaires sociales, actions humanitaires, de la Communauté nationale, des acteurs et parties prenantes sur l’importance de l’éducation de la jeune fille », avant de renchérir : « Durant cette sensibilisation, nous devons redoubler d’efforts et adapter une approche globale de l’inégalité des sexes et de l’autonomisation des filles et des femmes, et aussi , interpeller tous les acteurs œuvrant dans les domaines de la protection et promotion de l’enfant, sur leurs responsabilités afin d’épargner les enfants dans la dépravation des mœurs. N’oublions pas non plus, notre devoir des parents est de protéger nos enfants face à ce phénomène de sextape ».