RDC : Les Etats-Unis soutiennent le maintien de l’Etat de siège pour longtemps possible

RDC : Les Etats-Unis soutiennent le maintien de l’Etat de siège pour longtemps possible

Le Président américain Joe Biden a, dans une lettre adressée au Congrès de son pays le mardi 25 Octobre, exprimé la nécessité du maintien de l’Etat de siège en République démocratique du Congo, RDC. Une position qui renforce la thèse soutenue par le Chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi lors de son dernier discours à la Tribune la 76ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies.

Pour Joe Biden « La situation en République démocratique du Congo ou en relation avec celle-ci, qui a été marquée par une violence généralisée et des atrocités qui continuent de menacer la stabilité régionale, continue de constituer une menace inhabituelle et extraordinaire pour la politique étrangère des États-Unis. Par conséquent, j’ai déterminé qu’il est nécessaire de maintenir l’état d’urgence national… ».

Le mardi 21 Septembre dernier, Félix Tshisekedi avait vanté les mérites de l’état de siège décrété depuis le 3 Mai 2021 au Nord-Kivu et en Ituri, dans deux provinces de l’est de la RDC. Et, il le Président congolais s’était montré intransigeant sur la situation de ces provinces placées sous état de siège, « l’état de siège ne sera levé que quand les circonstances qui l’auront motivé disparaîtront », avait-il déclaré.

Le Président congolais Félix Tshisekedi à la Tribune de la 76ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies (Photo droits tiers)

A noter que l’article 144 de la Constitution dispose que l’état de siège est proclamé pour une période de 30 jours et peut être prorogé tous les 15 jours, sur autorisation du Parlement. Depuis sa proclamation, 10 prolongations ont déjà été autorisées jusqu’à ce jour. 

Bien que de résultats engrangés sur le terrain par les Forces armées et de sécurité nationales sont très encourageants, les tueries des populations civiles et autres dégâts continuent d’être enregistrés sur le terrain. Une réalité qui entache cette mesure au point de donner raison à ceux qui pensent que l’Etat de siège est un échec pour n’avoir déjà pas atteint l’objectif visé après plus de cinq mois depuis sa déclaration.