Le pourquoi des 456 millions Uds du FMI à la République du Congo

Le pourquoi des 456 millions Uds du FMI à la République du Congo

Un nouvel accord a été conclu entre le Fonds monétaire international, FMI, et le gouvernement de la république du Congo, RC. L’annonce de cette nouvelle faite en début de semaine par l’institution de Breton Wood, parle d’un prêt équivalent à 456 millions de dollars que va bénéficier le pays de Sassou-N’Guesso.

« L’équipe du FMI est parvenue à un accord au niveau des services avec les autorités de la République du Congo sur un programme de trois ans qui pourrait être appuyé par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit, FEC, d’un montant de 324 millions de DTS ou $456 millions. Le programme économique viserait à maintenir la stabilité macroéconomique et impulser une reprise économique dans le contexte de la pandémie et, dans les années à venir, à favoriser une croissance plus élevée, plus résiliente et inclusive », a précisé dans le communiqué Pritha Mitra, qui a dirigé la mission du FMI auprès des autorités congolaises en octobre et le 4 novembre.

« Après avoir été durement touchée par la pandémie de COVID-19 et les chocs des prix du pétrole, l’activité économique redémarre lentement, avec une croissance du PIB réel qui devrait passer de -0,2 % en 2021 à 2,4 % en 2022. Cette reprise devrait être stimulée par la hausse des prix du pétrole, le rebond de la production pétrolière du Congo, le déploiement des vaccins, les dépenses sociales, le remboursement des arriérés intérieurs et l’expansion de l’agriculture, de l’exploitation minière et des services. Cependant, les perspectives sont entourées d’une incertitude importante avec des risques de nouvelles vagues de pandémie », peut-on lire dans ledit communiqué.

La politique budgétaire jouera un rôle central dans le renforcement de la reprise tout en contenant les risques et en maintenant la viabilité de la dette. Il sera également essentiel de donner la priorité aux dépenses sociales et d’infrastructures telles que reprises dans le Plan National de Développement 2022/2026, souligne encore cette annonce et de volatilité des prix du pétrole.

« Le programme économique viserait à maintenir la stabilité macroéconomique et impulser une reprise économique dans le contexte de la pandémie du Covid-19 et, dans les années à venir, à favoriser une croissance plus élevée », indique-t-on. En 2019 les deux parties étaient parvenues à un accord, mais le FMI avait vite suspendu son aide à cause de la dette du Congo-Brazzaville jugée « insoutenable« .

Cette dette représentait 110% du produit intérieur brut (PIB) du pays, contre une norme communautaire en Afrique centrale de 70%. « Projetée à 94 % du PIB à la fin de 2021, la dette est soutenable mais des vulnérabilités importantes persistent », ajoute le communiqué du FMI, qui s’inquiète notamment de l’effet des prix du pétrole.

A noter que la mission a rencontré le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, M. Rigobert Roger Andely, et d’autres hauts fonctionnaires du gouvernement. La mission du FMI a également rencontré des représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires au développement.

Selon le FMI, un plus grand soutien des partenaires au développement sera essentiel à la réussite de la mise en œuvre de la stratégie de réforme économique et structurelle des autorités congolaises.