La Capoeira pour réduire les traumatismes. A l’exemple des femmes sinistrées de Nyiragongo

La Capoeira pour réduire les traumatismes. A l’exemple des femmes sinistrées de Nyiragongo

Les femmes sinistrées qui ont encore en mémoire l’éruption du volcan Nyiragongo dans le Nord-Kivu d’il y a quelques mois, se rassemblent au moins une fois par semaine, pour  participer aux cours de capoeira. Cette dernière pratique afro-brésilienne traditionnelle est utilisée comme outil psycho-social pour la réduction des traumatismes et la prise en charge de femmes en situation de vulnérabilité.

Les cours sont dispensés par l’organisation Gingando Pela Paz RDC, une association de droits congolais créée à Goma l’année dernière qui a une coordination pédagogique composée des spécialistes en Capoeira.

L’objectif de cette approche est de contribuer également à la reconstruction de l’identité de ces femmes et à cultiver la culture de la paix, du dialogue et de l’amour.

« La capoeira est une manifestation afro-brésilienne qui était développée au Brésil par les Africains, au fil du temps, elle est devenue un outil d’éducation et aujourd’hui nous utilisons la capoeira en tant que technologie sociale… Elle permet vraiment de donner à la personne de reconstruire son identité et elle permet à ces femmes d’être dans un espace sûr où elles peuvent reconstruire leur identité et réduire les traumas », explique Flavio Saudade, coordinateur de programme au sein de l’association.

Pour cette femme d’une trentaine d’années, la capoeira lui a permis de s’épanouir et de se reconstruire psychologiquement après des événements difficiles qu’elle a connus lors de l’éruption du volcan.

« L’avantage de la capoeira pour moi ça m’aide à m’épanouir, et l’amour du prochain. Ça m’aide aussi à surmonter le tribalisme. Quand je pars à l’entraînement, ça m’aide beaucoup, je joue avec mes amies », raconte Furaha Judith.

Les femmes initiées aux cours de la capoeira deviennent ensuite des ambassadrices de la paix. Elles se rendent également souvent sur terrain pour enseigner à leurs semblables le vivre-ensemble.

LesNews.Cd/Africanews.Com