Violence à l’égard des femmes : L’appel de Denis Mukwege feat la Conférence des hommes sur la Masculinité Positive

Violence à l’égard des femmes : L’appel de Denis Mukwege feat la Conférence des hommes sur la Masculinité Positive

Le monde entier a célébré la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, ce 25 novembre. C’est dans ce contexte que 6 chefs d’États africains se sont réunis ce jour à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, RDC,  dans le cadre de la Conférence des hommes sur la Masculinité Positive. Une initiative du président congolais et de de l’Union Africaine, UA., Félix Tshisekedi, qui semble avoir trouvé l’écho dans l’appel lancé la veille par le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege.

Photo de famille à l’occasion de la Conférence des hommes sur la masculinité positive tenue à Kinshasa le 25 Novembre 2021 (Photo droits tiers)

En effet, le docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix, a lancé mercredi un appel à « la fin de l’impunité » face aux violences faites aux femmes dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, ce 25 novembre.

« Les violences faites aux femmes constituent l’une des violations les plus graves des droits humains et sont répandues partout à travers le monde, dans toutes les sociétés et dans toutes les classes sociales », écrit dans un communiqué le Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais qui a reçu en 2018 le Prix Nobel de la Paix pour son action en faveur des femmes victimes de viols utilisés comme armes de guerre.

Ces violences « sont évitables et doivent cesser maintenant », nous devons « mettre fin à cette véritable pandémie mondiale », dit-il. Selon lui, « l’origine principale des violences basées sur le genre est l’inégalité entre les femmes et les hommes dans nos sociétés patriarcales ». Et d’ajouter : « Le meilleur outil pour les prévenir et les éliminer, est l’éducation », prodiguée « par les parents et les enseignants », mais aussi les « chefs coutumiers » et « leaders religieux ».

Il est aussi « urgent », ajoute-t-il, « d’éliminer ou de réformer toutes les législations qui entretiennent des discriminations basées sur le sexe ». La « prise en charge des victimes » et « la poursuite des agresseurs » s’imposent également. « Le temps est venu de mettre fin à la culture de l’impunité en matière de violences faites aux femmes », martèle Denis Mukwege, qui se dit « encouragé par la libération de la parole des survivantes ».

Le Prix Nobel de la Paix, le Congolais Denis Mukwege (Photo droits tiers)

Pour Denis Mukwege le Prix Nobel de la Paix 2018, « il faut briser le silence, qui est l’arme ultime des agresseurs » en appelant « à faire de l’élimination des violences faites aux femmes une priorité au niveau international ».

Ce qui coïncide à l’engagement pris par les Chefs d’Etats présents à Kinshasa le 25 Novembre dans le cadre de la Conférence des hommes sur la Masculinité Positive. Paul Kagame Faure Gnassingbé, Denis Sassou-Nguesso, Macky Sall, Nana Akufo-Ado, Helen Johnson et Félix Tshisekedi se sont engagés à l’issue des assises de Kinshasa dans des approches de masculinité positive pour mettre fin au fléau de la violence contre les femmes et les filles en Afrique.

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