Kasaï-central : La carence des magistrats à la base de détentions illégales et arrestations arbitraires

Kasaï-central : La carence des magistrats à la base de détentions illégales et arrestations arbitraires

Le réseau provincial de droit de l’homme au Congo, REPRODHOC, dresse un tableau sombre de la situation de violation de droits de l’homme entre autres les arrestations arbitraires et les détentions illégales  dans les prisons  du Kasaï-central. 

Dans une interview accordée à votre média ce vendredi 17 décembre, le Coordonnateur provincial du REPRODHOC, Arthur Padinganyi, tire la sonnette d’alarme : « Ici nous assistons à des arrestations arbitraires et des détentions illégales causées par l’insuffisance des magistrats parce que l’appareil judiciaire ne couvre toute la province composée de deux ville et cinq territoires au demeurant il n’y a que des magistrats en ville, un seul magistrat est à Luiza dans d’autres territoires les personnes non-qualifiées s’occupent de l’administration de la justice entre autres les OPJ de la police et de l’ANR et chefs coutumiers qui arrêtent et privent la liberté aux personnes cela au mépris de prescrit des codes judiciaires », a déclaré Arthur Padinganyi. Et d’ajouter « Ces personnes non-qualifiées se saisissent de cas de violences sexuelles et se passent toujours à l’arrangement à l’amiable ».

A cet effet le Coordonnateur provincial de REPRODHOC demande au Conseil supérieur de la magistrature, CSM, d’aider la province du Kasaï-central à faire affecter les magistrats afin que tous les tribunaux puissent fonctionner normalement.

Il sied de préciser qu’à la Cour d’appel il y a le premier président et trois juges. Le parquet général près la cour d’appel a un Procureur général et deux substituts. Au parquet de grande instance de Kananga il y a un procureur et trois substituts. Au tribunal de grande instance il y a un président et deux magistrats et au tribunal de paix il y a un seul magistrat et trois juges.