RDC-Rwanda : Les FARDC sur le pied de guerre !

RDC-Rwanda : Les FARDC sur le pied de guerre !

Mercredi 25 Mai, de violents combats ont opposé les Forces armées de la République Démocratique du Congo, FARDC, aux rebelles du M23 à Kibumba, à 20 Km de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. L’Armée congolais a, à cette occasion, saisi le mécanisme conjoint de vérification élargi de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs, CIRGL, pour mener des investigations sur quelques détails suspects ayant entouré ces affrontements. Suite à cette situation de crise, le ministre congolais des Affaires étrangères, Christoph Lutundula, a pointé du doigt Kigali pour son soutien aux rebelles. Même ton de la part du ministre de la Communication et des médias par ailleurs porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya. Une hausse de ton inédite des officiels congolais face au voisin Rwandais qui laissent cours à plusieurs déductions.

« Le Rwanda avance. Il y a 10 minutes, je le dis sans hésitation, le Rwanda a attaqué le camp de Rumangabo en RDC. Comment aujourd’hui, la journée nous célébrons la naissance de notre Alma mater où nous devons réfléchir sur notre avenir, on peut faire comme si de rien n’était. Je dis bien, le M23 soutenu par le Rwanda, a attaqué les troupes internationales de la MONUSCO. Nous ne pouvons pas rester indifférents. Ne nous pouvons pas ne rien dire ». Déclaration du Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, le mercredi 25 mai 2022 pendant la plénière du Conseil exécutif de l’Union africaine.

« Si ce mouvement et tout ce qu’il y a comme force affiliée derrière, continuent leur aventure, ils subiront la force… Nous devons tous, chacun nous lever pour qu’aucune tentative, d’aucune manière, d’aucun groupe, d’aucun pays ne tente de prendre un seul centimètre de notre territoire  », a déclaré ce même mercredi le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, au cours d’une réunion de crise sur la situation sécuritaire.

Et d’après plusieurs sources, le Chef de l’Etat Congolais Félix Tshisekedi pourra faire à tout moment une déclaration que certains jugent déjà forte, sur cette situation sécuritaire préoccupante.

Une vidéo virale d’un militaire Congolais au front actuellement (Vidéo droits tiers)

Les autorités congolaises veulent appuyer sur l’accélérateur après ces attaques simultanées menées par les rebelles du M23 contre les positions des FARDC, dans le territoire de Rutshuru. Face à cette situation, Kinshasa a sévèrement mis en garde ce mouvement rebelle contre cet acte de rébellion.

En plus de la mise en garde, Kinshasa envisage de faire recours à l’option diplomatique. Félix Tshisekedi « poursuivra lui-même des réunions tant au plan diplomatique que militaire pour prendre toutes les mesures qui s’imposent en vue de permettre le retour de la paix », a ajouté Patrick Muyaya.

Des analystes n’hésitent pas à voir dans cette hausse inédite du ton de la part des officiels congolais, un changement de posture préfigurant des lendemains sans précédent sur le champ de bataille entre la RDC et le Rwanda. La détermination des officiers militaires et des hommes des troupes des FARDC à « en finir une fois pour toute » (avec le Rwanda-Ndlr) comme cela s’entend de plus en plus, semble être pour cela un indice sérieux que des observateurs prennent très au sérieux.