Tshuapa : A qui profite les querelles entre Bemba et Loando ? Elesse sonne l’alarme…

Tshuapa : A qui profite les querelles entre Bemba et Loando ? Elesse sonne l’alarme…

Entre l’ancien Vice-président de la République Jean-Pierre Bemba Gombo et le Sénateur Guy Loando Mboyo, c’est la guerre ! Les combats entre ces deux leaders du Grand Equateur se font par fidèles interposés. Chose étonnante est que les deux personnalités font toutes parties de l’Union sacrée de la Nation, USN, plateforme politique de soutien au Chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi. Jean-Marie Elesse, également un leader originaire de cette partie de la République démocratique du Congo, RDC, s’insurge pratiquement contre ce spectacle désolant.

La tournée du président national du Mouvement de libération du Congo, MLC, Jean-Pierre Bemba dans l’espace Grand Equateur, ne semble pas faire l’affaire de tout le monde malgré le message de l’unité et de cohésion prêché à cette occasion aux enfants du Grand Equateur. Si l’étape de Bumba dans la province de la Mongala et de Basankusu dans la province de l’Equateur les choses se soient apparemment bien passées, à Boende dans la province de la Tshuapa par contre, des observateurs ont pu relever quelques soucis.

Concrètement, les partisans du Sénateur Guy Loando, originaire de la Tshuapa, semblent accuser Jean-Pierre Bemba de vouloir descendre leur leader sur son propre sol. De leur côté, les fidèles de Jean-Pierre Bemba accusent carrément ceux de Guy Loando de mettre de bâtons dans les roues du chairman du MLC pour l’empêcher de s’affirmer comme le leader numéro 1 du Grand Equateur. Et tous les mots sont employés d’un côté comme de l’autre envenimant ainsi la situation.  

« Nous devons contrer le projet macabre de la balkanisation de notre pays »

C’est en ces termes que Jean-Marie Elesse, lui aussi originaire du Grand Equateur, s’invite dans ce tableau pour interpeller ces différentes parties en conflit ouvert. Lui qui estime que ces querelles entre leaders du Grand Equateur ne feront que le lit de cette menace de la balkanisation de la RDC.

JeAn-Marie Elesse Bokokoma, Président national du Rassemblement pour la Reconstruction de
la RD. Congo, RRC (Photo droits tiers)

« Faisons échouer ce projet macabre par une ceinture de sécurité autour des axes linguistiques Lingala, Kikongo, Tshiluba et Swahili. Et pour y arriver, il nous faut berner les ambitions des uns et des autres pour faire face à cette adversité. L’important aujourd’hui est d’intérioriser que la souffrance de l’Est du pays fait le tour de toute la nation », a-t-il interpellé.

Président national du Rassemblement pour la Reconstruction de la RD. Congo, RRC, une organisation politique ayant 11 députés dont 9 issus de provinces différentes du pays, Jean-Marie Elesse Bokokoma refuse de trop se focaliser dans de guerres locales, sa vision se voulant nationale, républicaine.

Concernant précisément ce qui se déroule dans sa province d’origine de la Tshuapa, Jean-Marie Elesse pense que « les protagonistes étant tous de l’Union sacrée devaient plus se focaliser et s’unir pour la victoire de notre candidat le Président Félix Tshisekedi aux élections prochaines, au lieu de regarder des intérêts égoïstes qui ne profitent qu’à eux-mêmes. La population de la Tshuapa ne vit pas en vase clos de la République, elle doit vivre en symbiose avec toute la République, pour booster ensemble avec les compatriotes d’autres coins le développement du pays ».

L’occasion faisant le larron, le président national du RRC lance cet appel pressant : « Au nom de l’Union sacrée à laquelle tous ces protagonistes appartiennent, je rappelle que nous avons le devoir de se mettre ensemble, de vivre en harmonie, d’avoir un seul langage, une seule lutte, afin que nous puissions triompher aux scrutins qui nous attendent en 2023 ».

Jean-Marie Elesse rappelle que l’Union sacrée de la nation a été scellée pour faire face à un enjeu de taille : le projet de balkanisation du pays. « La victoire de notre famille politique aux élections prochaines sera un pas de plus dans cette lutte contre la balkanisation du pays », a-t-il conclu.