Pré COP-27 à Yangambi : La RDC prend en main sa destinée de « pays solution »

Pré COP-27 à Yangambi : La RDC prend en main sa destinée de « pays solution »

Les travaux préparatoires de la 27ème Conférence des parties à la Convention Cadre des Nations-Unies sur le Changement Climatique, COP-27, ont été lancés comme prévu ce lundi 5 Septembre 2022, à Yangambi, dans la province de la Tshopo. Le Premier Ministre congolais, Jean-Michel Sama Lukonde, a donné de la voix au nom du pays hôte qu’est la République démocratique du Congo, RDC.

En effet, c’est dans la localité de Yangambi, sur la rive droite du fleuve Congo, à 100 kilomètres à l’ouest de la ville de Kisangani dans la Province de la Tshopo, que se tient à partir de ce lundi 05 septembre, la réunion des experts dans le cadre des travaux préparatoires de la 27ème Conférence des parties sur le Climat.

A l’instar du Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, la Vice Première ministre, ministre de l’Environnement, Ève Bazaïba Masudi et plusieurs autres membres du gouvernement sont également présents à Yangambi à cette occasion. Environ 55 scientifiques hommes-femmes prennent également part à ces travaux du 05 au 07 septembre. Parmi ces scientifiques, au-moins 30 proviennent des quatre coins du monde et du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies, GIEC, 20 scientifiques des États membres de la COMIFAC (2 par pays) et 5 scientifiques des institutions d’enseignement et de recherches de la RDC.

Dans son mot de circonstance, le chef du gouvernement congolais n’a pas manqué de rappeler l’engagement de la RDC quant à la réduction des émissions des gaz à effet de serre.

« La République Démocratique du Congo s’est résolument engagé à prendre des mesures urgentes pour atténuer ses émissions de gaz à effet de serre, et d’adapter aux effets de changement climatique conformément à l’article 41 de l’accord de Paris. Elle a également soumis ses trois premières communications nationales sur le changement climatique à la convention cadre des nations unies, respectivement en 2001, 2009 et en 2015 et est en train de préparer sa quatrième communication nationale et finaliser son premier rapport biennale actualisé », a précisé Sama Lukonde.

La place prépondérante qu’occupe la RDC dans le combat pour sauver la planète a également été rappelée à l’attention de l’assistance par le Premier d’entre les ministres : « Face à la triple crise planétaire, changement climatique, perte de la biodiversité et pollution, la RDC se présente désormais comme pays solution. La vision de la République Démocratique du Congo en matière de lutte contre le changement climatique est de promouvoir une économie verte, résiliente et à faible émission de carbone, en gérant rationnellement et durablement ses importantes ressources naturelles, afin de garantir l’équilibre écologique et le bien-être social, économique, culturel et environnemental de sa population », indiqué.

De son côté, la Vice-premier Ministre ayant l’environnement et le développement durable dans ses attributions, a insisté notamment sur la contrepartie que doit recevoir la RDC en sa qualité de pays solution et protecteur des forêts :

« Un gardien des forêts a le droit d’avoir des routes. Un gardien des forêts a le droit de vivre le minimum du bien-être social. On ne peut pas nous demander, nous qui vivons dans la forêt et de la forêt de ne pas vivre et de protéger la forêt sans qu’il y ait une alternative », a martelé Ève Bazaïba Masudi.

Le choix de la RDC à abriter cette grande rencontre des travaux préparatoires de la COP-27 qui se tiendra au Caire en Egypte au mois de novembre 2022, se justifie du fait que le pays possède environ plus de 155,5 millions d’hectares de forêt tropicale humide, 105.000 km2 de tourbières, 10% de réserves d’eaux douces de la planète et 52% de l’Afrique, séquestrant ainsi près de 1,5 milliard de tonnes de CO2 atmosphérique par année, soit l’équivalent de 4% des émissions annuelles mondiales, ont affirmé les organisateurs.

A noter que ces travaux de la Pré-Cop-27 sont pilotés par la Vice-ministre de l’environnement et développement durable Ève Bazaïba Masudi, en collaboration avec le ministère de la recherche scientifique dirigé par José Mpanda Kabangu.