Pourquoi Mbujimayi se trouve de nouveau dans le noir ?

Pourquoi Mbujimayi se trouve de nouveau dans le noir ?

Depuis près d’une semaine, le chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental est privé du courant électrique. La très courte embellie constatée durant le séjour du premier ministre n’aura duré que 48h, la situation s’est même empirée. Tous les secteurs socioéconomiques qui tournent avec le courant sont paralysés. Les vivres frais pourrissent dans les chambres froides, les tenanciers des bars sont pour la plupart condamnés à fermer provisoirement, à défaut de disposer d’un groupe électrogène, alors que les bureautiques, cabines publiques et autres maisons commerciales tournent au ralenti.

La société Énergie du Kasaï qui commercialise le courant de la MIBA a, dans un communiqué, annoncée une panne majeure sur les vielles machines de la centrale hydroélectrique de Tshiala. Le passage du premier ministre Jean Michel Sama Lukonde, la semaine dernière, dans ses installations n’a pour l’instant rien donné. Les dirigeants de ENERKA espère un soutien financier important pour réhabiliter leur centrale, en attendant l’acquisition de nouvelles turbines. Même la Société nationale d’électricité, SNEL qui a fait une démonstration de force en envoyant le courant 24h sur 24 pendant le séjour du chef du gouvernement congolais est rentrée dans ses bottes. La consommation en carburant de sa centrale thermique lui oblige d’alimenter ses abonnés seulement 5h par jours, soit de 18h à 23h.

Une vue de la ville de lorsqu’il y a du courant
(Photo droits tiers)

Pour sa part, la Regideso peine à desservir la population en eau potable, à cause de cette difficulté de courant. Première victime de cette situation, la population est obligée de payer un bidon de 20 litres auprès de vendeurs ambulants entre 500 et 1500 FC, selon les quartiers. Ceux qui ne disposent pas de cette somme parcourent plusieurs kilomètres pour s’approvisionner auprès des bornes fontaines installées dans la périphérie de Mbujimayi par des Organisations non gouvernementales. D’autres consomment carrément l’eau de rivière, avec tout ce que cela comporte comme risque sanitaire.

Un tableau de chaos qui semble dépasser pour le moment le gouvernement provincial. Absent de la province, le gouverneur Mathias Kabeya Matshi Abidi est pourtant celui sur qui repose les espoirs de la population pour apporter une solution dans l’urgence à cette problématique.

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