Kinshasa désormais sous une Taskforce spéciale. Bumba diminué !
Face à l’ampleur des défis liés à l’assainissement, à la salubrité et à la mobilité dans la capitale congolaise, le Président de la République a officiellement tapé du poing sur la table. Au cours d’une réunion stratégique tenue ce lundi 8 juin 2026 à la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’État a donné des instructions claires et fermes à une nouvelle Taskforce spéciale. L’objectif affiché est sans équivoque, celui de restaurer urgemment la fluidité, la sécurité et la dignité de la vie urbaine à Kinshasa.
À travers cette initiative, le premier citoyen de la République a réaffirmé son engagement ferme à faire émerger des villes mieux planifiées, plus propres, plus fluides, plus sûres et résolument plus humaines. La création de cette structure d’exception vise à renforcer de manière drastique les actions sur le terrain contre l’insalubrité chronique, les embouteillages asphyxiants et les occupations anarchiques des voies publiques qui empoisonnent le quotidien des Kinois. Une coordination militaire pour des résultats immédiats.
Pour piloter cette offensive urbaine, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil axé sur la discipline et l’efficacité rigoureuse. Cette nouvelle Taskforce, placée sous l’autorité directe du Président de la République, est coordonnée par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, par ailleurs Commandant du Service National.
L’implication directe du Service National, connu pour ses actions de redressement civique et de grands travaux à travers le pays, signale une volonté de rompre avec les approches traditionnelles qui ont jusqu’ici montré leurs limites face au chaos kinois.
Cependant, cette annonce majeure ne manque pas de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la population. Avec la mise en place effective de cette Taskforce spéciale, dotée de pouvoirs très étendus pour agir directement sur la gestion de la capitale, une question brûle toutes les lèvres. Dans l’opinion publique, beaucoup se demandent désormais ce qu’il reste des prérogatives de Daniel Bumba, le Gouverneur de la Ville de Kinshasa. Cette reprise en main par l’exécutif national soulève des interrogations sur une potentielle mise sous tutelle de l’hôtel de ville, ou du moins sur la capacité de l’exécutif provincial à résoudre les problèmes régaliens de la méga-pole sans une intervention militaire directe de la présidence. Les prochains jours sur le terrain détermineront la nature de la collaboration entre le gouvernorat et cette nouvelle force d’action.
