Administration publique : La RDC bascule en semaine anglaise

Administration publique : La RDC bascule en semaine anglaise
Le B$atiment de la Fonction publique à Kinshasa. Photo d'illustration. (Droits tiers)

En République démocratique du Congo, RDC, l’Administration publique bascule en semaine anglaise, avec comme conséquence que l’horaire de travail des agents de carrière des services publics est désormais de lundi à vendredi, de 08 heures à 17 heures, avec une pause à 12 heures.

 

C’est en effet le résultat de l’une des décisions prises par le Gouvernement à travers un décret portant règlement d’administration relatif à la discipline, signé par le Premier ministre sortant, Jean-Michel Sama Lukonde, et contresigné par son ministre de la fonction publique sortant, Jean-Pierre Lihau.

 

Cet acte règlementaire souligne que les agents de carrière des services publics sont tenus de se trouver à leur poste de travail à 08 heures. Il martèle que tout agent qui arrive au travail  au-delà de 09 heures est pointé absent, tandis que celui qui arrive entre 08 heures et 09 heures est réputé retardataire.

 

Le décret indique cependant que pour les  services spéciaux relevant de l’autorité d’un ministre, celui-ci peut, en cas de nécessité, fixer des horaires de prestation spécifiques de manière à garantir leur bon fonctionnement.

 

Il faut souligner que beaucoup de sanctions sont prévues dans ce décret à l’endroit des agents de l’État. À côté de nouvelles sanctions introduites, des sanctions existantes ont été renforcées pour assurer le bon fonctionnement de l’administration publique, colonne vertébrale de l’État.

 

Sur ce chapitre, il y a par exemple l’usage du téléphone personnel et/ou l’accès aux réseaux sociaux pendant les heures de service est prohibé, excepté le cas d’un lien direct avec la nature du travail, sous peine de sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’à l’exclusion temporaire de trois mois avec privation de salaire.  A noter aussi que l’agent qui, pendant les heures de service, quitte son bureau ou son lieu de travail sans motif valable, rend à ses collègues des visites privées, engage des discussions sur des sujets sans lien avec le service, notamment les discussions sportives ou musicales, ou utilise les équipements de travail à des fins étrangères au service est passible de blâme. En cas de récidive, insiste l’article  suivant, il lui est appliqué la retenue du tiers du traitement ou l’exclusion temporaire avec privation de traitement pour une période ne dépassant pas trois mois selon la gravité des faits.

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