Ensemble pour la République s’insurge contre Kadima et le Gouvernement

Ensemble pour la République s’insurge contre Kadima et le Gouvernement

A moins d’une semaine de la fin de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs dans la première Aire opérationnelle comprenant 10 provinces, Ensemble pour la République, ER, parti politique cher à Moïse Katumbi pointe un doigt accusateur sur Dénis Kadima, président de la Centrale électorale, et sur le Gouvernement congolais. Ce, « au regard des carences et de l’opacité du processus d’enrôlement constatées » ainsi qu’à « toute manœuvre visant à escamoter des électeurs par un processus d’enrôlement intentionnellement chaotique ». Et pas seulement.

Réuni du mercredi 18 et jeudi 19 Janvier 2023, le comité directeur de cette formation politique présidée par Moïse Katumbi, a examiné notamment le cas des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs dans la première aire opérationnelle qui comprend les provinces du Kongo-central, Kinshasa, Kwango, Kwilu, Mai-ndombe, Equateur, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi et Tshuapa. Des opérations qui ont débuté le 24 Décembre 2022 pour une durée d’un mois.

Dans un communiqué lu à cet effet par Olivier Kamitatu, Directeur de cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi, ce parti politique déclare qu’« Au regard des carences et de l’opacité du processus d’enrôlement dans la première aire géographique, Ensemble pour la République constate qu’au rythme actuel, la tenue des élections dans les délais constitutionnels est délibérément sabordée pour exécuter un agenda caché. Le Président de la CENI sera tenu responsable du chaos électoral qui se prépare et devra en répondre ».

Pointant également du doigt le Gouvernement congolais, à qui incombe l’obligation constitutionnelle de respecter ces délais, contre toute manœuvre visant à escamoter des électeurs par un processus d’enrôlement intentionnellement chaotique, Ensemble pour la République se prononce carrément contre tout glissement. Et Quel qu’en soit le prix « la durée constitutionnelle des mandats électifs n’est pas une question négociable. Pas une minute de plus ne sera accordée à ceux dont le mandat arrive à terme en décembre 2023 », laisse encore entendre le communiqué.

Ensemble pour la République a aussi saisi cette occasion pour condamner les actes de terrorisme à Kasindi. Ce parti affirme en outre constater l’incapacité du Gouvernement à endiguer la violence dans l’Est du pays.

La montée, selon ce parti, d’un discours de haine et de racisme dans le pays, a également fait l’objet de critiques de dirigeants de ER, lesquels ont déclaré qu’ils utiliseraient tous les mécanismes et instruments légaux à leur disposition pour combattre ces dérives.