Kongo-Central : Pertes en vies humaines et plusieurs dégâts matériels causés par la pluie à Matadi

Kongo-Central : Pertes en vies humaines et plusieurs dégâts matériels causés par la pluie à Matadi

Les dégâts causés par la pluie qui s’est abattue la nuit du dimanche 20 novembre, à Matadi, continuent de faire la une. Jérémie Betosta, pasteur de son état, meurt après l’écroulement d’un mur de soutènement.  A Soyo, un autre mur s’écroule et tue un enfant, Coeurtis N’Djoli.

C’est sûr l’avenue Lelombulu Mbulu, au quartier ville haute dans la commune de Matadi, à l’extrémité de l’école la Borne, à Coca, que le mur emporte quasiment l’église construite en planche. De ces décombres, la Croix-Rouge va tirer le corps sans vie du pasteur Jérémie Betosta, qui sera ensuite acheminé à la morgue de l’hôpital provincial de référence de Kinkanda.

De dégâts enregistrés à Matadi après la pluie
(Photo droits tiers)

Junior Kaposa, rescapé miraculeux qui en sort avec de lésions témoigne :  « Nous étions assis à l’église. On taillait la bavette pendant qu’il pleuvait. Le temps que que je me déplace pour aller vers l’aile gauche, le mur s’écroulé. Je suis tombé dans la parcelle voisine. Et ce mur est tombé sur lui (Pasteur Jérémie, Ndlr). Nous avons entrepris des recherches munis des torches jusqu’à ce que nous avons trouvé ses pieds. A ce moment-là, nous étions dans l’impossibilité de le sortir des décombres », raconte-t-il.

Un autre drame s’est produit au quartier Soyo, sur l’avenue Charles Tuzolabo, à Mbelolo. Encore l’écroulement d’un mur qui emporte la vie d’un enfant, le séparant prématurément de sa famille. Cœurtis Djoli s’en est ainsi allé.

D’après de témoignages, l’événement s’est produit pendant que dormaient Cœurtis Djoli et Ruffin Djoli. Un mur de la maison voisine s’écroule, entraînant dans ce mouvement celui de leur maison qui tombe sur eux. « La pluie qui s’est abattue  a emporté la vie d’un de nos enfants et un autre est à l’agonie à l’hôpital de Kinkanda », raconte péniblement Plamedie Mayombe, de la famille éplorée.

De pourparlers sont engagés entre les deux familles voisines « pour voir comment réparer la maison endommagée, l’enterrement de l’enfant… », ajoute-t-il.

En attendant le bilan officiel, on note déjà plusieurs dégâts matériels qui sont signalés à travers la ville portuaire de Matadi.