Kongo-Central : Tout sur l’évasion spectaculaire à la prison centrale de Camp Molayi à Matadi

Kongo-Central : Tout sur l’évasion spectaculaire à la prison centrale de Camp Molayi à Matadi

Le vendredi 07 octobre dernier, une fusillade a occasionné l’évasion spectaculaire de plusieurs détenus à la prison centrale de Camp Molayi à Matadi. Une psychose a gagné la population qui se demande comment une dispute entre policiers commis à la sécurité de ce centre de détention peut ainsi dégénérer jusqu’à reverser dans la nature de citoyens dangereux.

Face à cette psychose qui a gagné les matadiens, le gouvernement provincial du Kongo-Central, a, par la bouche d’Anne-Marie TSASA MBUZI, porte-parole de l’exécutif provincial, appelé la population au calme tout en rassurant que des mesures idoines sont envisagées pour assurer la sécurité de cette prison de Camp Molayi aussi que toutes les autres à travers la province.

Dans ce message livré le samedi 8 Octobre, Anne -Marie TSASA MBUZI a dressé déjà un bilan de 200 prisonniers évadés dont 25 déjà appréhendés, deux décès dont un prisonnier et un policier, 11 blessés dont 6 graves internés à l’hôpital général de Kinkanda et 4 autres en soins à l’infirmerie de la dite maison carcérale.

« Nous demandons à la population de coopérer activement avec les services de sécurité et de dénoncer urgemment la présence de toute personne suspecte au commissariat de police le plus proche », invite la porte- parole. Et de poursuivre : « Les forces de sécurité, l’auditorat militaire et le parquet mènent des enquêtes pour élucider les circonstances de l’évasion ».

Des sources concordantes, dans le lot de 204 prisonniers évadés de la prison de camp Molayi, 24 d’entre eux ont été appréhendés et passés à tabac. Ce traitement est à la base du décès d’un mineur. Des sources crédibles évoquent aussi la mort d’un policier.

D’autres sources qui avancent le nombre de 204 prisonniers qui s’étaient évadés, signalent par ailleurs que 24 d’entre eux ont été appréhendés et passés à tabac. Un traitement qui serait même à la base du décès d’un mineur.

Concernant l’évasion proprement dite, tout est partie d’une dispute de 1000 FC (0,5$) entre deux policiers commis à la garde de la prison. Une arme tombée dans la cour a été récupérée par des prisonniers qui s’en sont servis. Il était 15 heures.

A noter que dans cette prison surpeuplée, qualifiée de mouroir, les évasions sont devenues monnaie courante. En novembre 2021, 180 pensionnaires s’étaient aussi fait la belle.

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