Martin Fayulu descend Félix Tshisekedi à plusieurs coups

Martin Fayulu descend Félix Tshisekedi à plusieurs coups

Environ un mois après le passage du Chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi sur France 24 et Rfi, soit le 23 Septembre dernier, son challenger à la présidentielle de Décembre 2018 et  principal opposant à son pouvoir actuel, Martin Fayulu, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a accordé une interview sur le même plateau. Une réponse du berger à la bergère qui dévoile un « commandant du peuple » en soif d’en découdre et relever un challenge.

Du processus électoral au déploiement à l’Est de la Rdc de la Force régionale de la Communauté de l’Afrique de l’Est, en passant par l’embellie des finances publiques, Martin Fayulu n’a pas fait à moitié livrer à l’opinion ce qu’il estime être des échecs du régime de Tshisekedi à environ un an de la fin du quinquennat.

Face à des inquiétudes exprimées par une certaine opinion doutant de la possibilité du pays à tenir les élections dans le délai attendu de Décembre 2023, Martin Fayulu qui en plus doute de la crédibilité et de l’impartialité respectivement de la loi électorale et réexaminer la composition de la CENI et de la Cour constitutionnelle,  pose ses conditions pour participer aux prochains scrutins.  

L’opposant Martin Fayulu sur le plateau jumelé France24 et Rfi (Photo droits tiers)

« À condition que l’Union sacrée de Félix Tshisekedi, le FCC de Joseph Kabila, (sa, Ndlr) coalition politique Lamuka et la société civile se réunissent autour d’une table pour revoir la loi électorale et réexaminer la composition de la CENI et de la Cour constitutionnelle ».

Pour le leader du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement, EciDé, Tshisekedi n’aura pas droit à un jour de plus au pouvoir si les élections n’étaient pas organisées dans le délai constitutionnel. Il veut que le président Tshisekedi quitte le pouvoir dans les délais constitutionnels, c’est-à-dire au plus tard le 23 janvier 2024. Pour cela, il demande que le président de transition (le président du Sénat, selon la Loi fondamentale, Ndlr), qui lui succédera, organise les élections présidentielle et législatives dans un délai maximum de quatre mois, c’est-à-dire avant le 23 mai 2024, comme le prévoit la Constitution en cas d’empêchement présidentiel.

Fayulu évoque pour cela « la transition sans Tshisekedi », TST.

Lire également : https://lesnews.cd/2022/10/28/sans-la-monusco-les-materiels-electoraux-seront-ils-deployes-partout-et-a-temps-la-ceni-repond/

Alors que selon plusieurs sources, la RDC est entrain de réaliser de performances dans le domaine des finances publiques, avec un taux de croissance remarquable, Fayulu affirme que cela ne profite pas à la population.

Il pense pour cela que les Congolais sont exaspérés par le « régime corrompu » de Félix Tshisekedi, qui, selon lui, « a dilapidé l’argent public en donnant 21 000 dollars par mois à chaque député au lieu d’équiper l’armée face aux agresseurs rwandais ».

Au sujet tout justement de l’insécurité récurrente qui a élu domicile depuis de décennies dans la partie Est de la Rdc, avec en toile de fond l’agression rwandaise sous couvert du M23, l’Administration Tshisekedi a fait appel à la Force de la Communauté de l’Afrique de l’Est dont la RDC est devenue officiellement membre le 11 Juillet 2022.

En réaction, Martin Fayulu réclame, comme la plupart des Congolais, que le pays rompe ses relations diplomatiques avec le Rwanda. Il dénonce ensuite  le projet de déploiement en Rdv d’une force militaire des pays de la Communauté d’Afrique de l’Est. « Le Congo n’est pas dans l’Afrique de l’Est, il est dans l’Afrique centrale », martèle-t-il.

Plus encore, Martin Fayulu estime que Paul Kagame « a réussi à placer son ami, M. Tshisekedi au pouvoir ».

Lire également : https://lesnews.cd/2022/09/23/sur-france24-felix-tshisekedi-parle-de-menaces-d-un-coup-detat-au-pays/

En réaction, Augustin Kabuya le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Udps/Tshisekedi, parti présidentiel, affirme que « nous irons aux élections »

Martin Fayulu « fait le tour du monde pour dire que Tshisekedi est impopulaire et qu’il va perdre les élections. Pas de problème, qu’il se tranquillise, l’UDPS est prête pour les élections. Nous sommes sur le terrain en train de sillonner dans toutes les provinces. Nos amis n’auront même pas 2 ou 3% », ajoute-t-il.

Une autre réplique vient de Jean-Thierry Monsenepwo, un autre cadre de l’Union sacrée de la nation, USN, plateforme politique de soutien au Président Tshisekedi. Pour lui, « C’est une insulte pour le peuple congolais » le fait pour Martin Fayulu de déclarer que Paul Kagame « a réussi à placer son ami, M. Tshisekedi au pouvoir ».

« Si Félix Tshisekedi a été placé par Kagame, ça serait donc lui, M. Fayulu, le plus aimé du peuple ? Comment explique-t-il alors l’isolement qu’il subit de la part des congolais ».

Le président de l’Ecidé estime donc que « le peuple n’a pas la capacité ni de voter ni de se choisir un destin », relève encore Monsenepwo.

« Cette manière de faire l’apologie de Kagame, le substituant au souverain primaire, est la preuve que Martin Fayulu est lui-même le vrai complice interne de Kagame », conclut Thierry Monsenepwo. Il sied de rappeler que Martin Fayulu, qui continue de revendiquer la victoire à la présidentielle de 2018 avec 62 % des voix, se considère toujours comme le « président élu » de la Rdc

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