Putsch manqué de la Pentecôte : Le témoignage poignant d’Hamida Shatur Kamerhe

Putsch manqué de la Pentecôte : Le témoignage poignant d’Hamida Shatur Kamerhe

La République démocratique du Congo, RDC, a vécu une nuit de Pentecôte très inquiétante et ensanglantée, avec la tentative manquée du coup d’Etat par un groupe d’assaillants armés conduit par un ancien militaire des Forces armées de la Rdc, FARDC, le nommé Christian Malanga. Si l’aventure de ce groupe s’est achevé au Palais de la Nation, siège de la Présidence de la République, ces assaillants avaient d’abord attaqué la résidence du prochain président de l’Assemblée nationale, l’honorable Vital Kamerhe. Son épouse, Hamida Shatur, a livré sur son compte officiel ex Twitter un récit du calvaire qu’elle a vécu aux côtés de son mari au cours de cette attaque.

 

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La tentative du coup d’État déjoué par les FARDC le dimanche 19 Mai 2024 a permis notamment l’arrestation de quelques assaillants. L’un d’eux révèle que les résidences de la première ministre Judith Sumimwa, du Vice-premier ministre et ministre de la Défense sortant, Jean-Pierre Bemba, ainsi que de l’honorable Vital Kamerhe, ont été les cibles des envahisseurs avant l’étape finale du Palais de la Nation.

 

« Pendant près d’une heure, mon mari et moi sommes restés seuls à l’intérieur, entourés par l’horreur »

 

Les assaillants ont réussi à investir la résidence de Vital Kamerhe, une attaque meurtrière qui a causé mort d’hommes. Ci-après le témoignage livré par Hamida Shatur Kamerhe.

 

« Mon mari m’a réveillée en sursaut à 4h du matin pour m’annoncer que notre maison était encerclée par plusieurs militaires et que ça faisait un long moment qu’il entendait des tirs à l’arme lourde venant de l’extérieur. J’ai réalisé qu’un échange de tirs furieux avait éclaté avec nos vaillants gardes. Les assaillants ont réussi à pénétrer dans notre parcelle, tirant sans relâche sur tout ce qui bougeait. Dans leur fureur, ils ont abattu deux de nos gardes. Un de nos hommes a tout de même réussi à neutraliser l’un des leurs, mais cela n’a fait qu’attiser leur violence. Ils ont même introduit un drone pour repérer nos positions avant de lancer leur assaut.

Pendant ce chaos, mon mari a réussi à joindre un de nos gardes par téléphone, qui lui a dit d’une voix tremblante : « Mokonzi, bazo luka nde yo, batuni oza wapi  baza plus des 40 éléments lourdement armés . » C’est à ce moment que j’ai compris que notre fin était proche. Les tirs se sont intensifiés dehors, transformant notre maison en un véritable champ de bataille. Pendant près d’une heure, mon mari et moi sommes restés seuls à l’intérieur, entourés par l’horreur.

Le renfort est finalement arrivé à 5h, mettant fin à notre calvaire. Ils nous ont informé qu’après l’assaut chez nous, les assaillants s’étaient dirigés vers le palais de la nation.

Le Seigneur nous a sauvés d’une attaque meurtrière où mon mari était la cible principale. En sortant de la maison, j’ai découvert avec effroi que notre parcelle ressemblait à un champ de tirs : des centaines de douilles jonchaient le sol, et les murs étaient criblés d’impacts de balles.

Le Seigneur nous a véritablement protégés, car nous n’avions aucune chance de nous en sortir vivants. Je loue ce Dieu qui avait libéré mon mari de la prison en son temps, et qui, cette nuit, a de nouveau envoyé son armée céleste pour nous sauver de la mort ».L

 

Les résultats des enquêtes déjà en cours comme annoncées sont vivement attendus dans opinion pour avoir de réponses aux questions suscitées par une telle attaque, dans un quartier institutionnel en plein capitale, sensé pourtant être parmi les plus protégé du pays.

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