RDC : L’ONU prête pour un retrait accéléré de la Monusco

RDC : L’ONU prête pour un retrait accéléré de la Monusco

Intervenant tout dernièrement devant le Conseil de sécurité, Bintu Keita, la cheffe de la mission de maintien de la paix de l’ONU en RDC, Monusco, a déclaré que les Nations unies étaient « prêtes et disposées » à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement congolais pour accélérer le rythme de retrait de la force de l’ONU.

La cheffe de la Monusco a reconnu à cette occasion qu’à la suite de la résurgence du groupe rebelle M23 au cours des derniers mois, la « crise de confiance » qui avait déjà affecté la mission de l’ONU et la population de l’Est de la Rdc s’était aggravée. « Cela a conduit à de nouvelles manifestations violentes et à des incidents graves qui ont coûté la vie à des dizaines de manifestants et à quatre membres du personnel de la mission », a-t-elle déclaré.

A noter que ces manifestations avaient occasionné au-moins 36 personnes ont été tuées et plus de 170 autres blessées lors des manifestations, avait déclaré le gouvernement congolais début août.

Après les manifestations anti-ONU, le président Tshisekedi a convoqué une réunion pour réévaluer la présence de la MONUSCO. Le ministre des affaires étrangères, Christophe Lutundula, a ensuite mentionné l’année 2024 comme objectif pour le retrait de la force.

La Cheffe de la Monusco Bintu Keita (Photo droits tiers)

Ainsi, prenant note de l’instruction du président au gouvernement de « réévaluer le plan de transition, afin d’accélérer le rythme du retrait de la MONUSCO », Bintu Keita a déclaré « nous sommes prêts et disposés à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement à cette fin ».

Bintou Keita, qui est également l’envoyée spéciale de l’ONU, a condamné « dans les termes les plus forts l’incitation à la haine, à l’hostilité et à la violence » et s’est félicitée d’une déclaration du Président congolais Félix Tshisekedi, lors de la 77ème Assemblée générale de l’Onu « contre le tribalisme et les discours de haine ».

Elle a en outre déclaré que les Nations unies soutenaient les efforts du gouvernement congolais pour contrecarrer les « tensions intercommunautaires » dans l’est du Congo, et encourage le gouvernement à adopter un projet de loi au parlement contre le tribalisme, le racisme et la xénophobie.