Le cri de Nzanga Mobutu : « Nous n’avons pas le droit de laisser l’histoire se répéter ! »
Le récent développement de la Guerre d’agression rwandaise sur le territoire congolais, avec l’occupation d’Uvira depuis le mercredi 10 Décembre 2025, continue de faire pleuvoir des réactions de toutes parts. C’est le cas de cette vive interpellation de Nzanga Mobutu Ngbangawe.
Uvira une ville stratégique dans la province du Sud-Kivu est passée sous occupation de l’Armée rwandaise instrumentalisant l’AFC/M23. La situation est d’autant plus grave qu’elle expose désormais le Grand Katanga à devenir le prochain champ de cette guerre qui dure de décennies.
L’acteur politique Nzanga Mobutu pour ne pas le citer, voit dans ce tournant catastrophique un véritable danger pour l’avenir de la République Démocratique du Congo, RDC. Et pour cela il ne va pas par quatre chemins.
« Il faut revenir à un fait essentiel que beaucoup ont oublié. Lors de l’invasion du Zaïre en 1996 et 1997, le Rwanda n’a pas seulement avancé militairement : il a remporté, en parallèle, la guerre de la communication. Cette victoire médiatique a façonné les perceptions internationales, brouillé les responsabilités, affaibli notre voix et rendu inaudible la vérité de notre peuple. La propagande qui s’est alors déployée a préparé l’opinion mondiale à accepter l’inacceptable, laissant le Zaïre isolé et vulnérable.
Cette expérience doit aujourd’hui nous servir de leçon et d’avertissement. Les mécanismes qui nous ont fragilisés hier reviennent, sous d’autres formes, avec d’autres outils. Le M23, comme l’AFDL jadis, fonctionne comme une véritable cinquième colonne, combinant actions militaires et stratégies sophistiquées d’influence. La confrontation ne se déroule plus uniquement dans nos collines ou nos villes : elle se joue désormais dans les médias internationaux, sur les réseaux sociaux, dans les récits fabriqués et diffusés pour manipuler les esprits.
C’est pourquoi j’appelle mes tous mes compatriotes, en particulier les jeunes, si présents et actifs en ligne à une vigilance absolue. Faites attention à ce que vous regardez, à ce que vous partagez, à ce que vous considérez comme vrai. La désinformation n’est pas un bruit de fond : c’est une arme, une arme silencieuse mais redoutable, qui fragilise les nations, dilue la cohésion et prépare le terrain à d’autres formes d’agression.
Ce message est un appel patriotique. Nous devons défendre notre pays aussi sur le terrain des idées, là où se construisent les perceptions et où se forgent les légitimités. Nous devons reprendre la maîtrise de notre récit national, refuser que d’autres parlent à notre place, nous définissent ou nous opposent.
La souveraineté ne se protège pas seulement par les armes : elle se protège également par la conscience, la lucidité et l’unité ».
Ce fils du Maréchal Mobutu Sese Seko lâche en conclusion de son émouvante interpellation : « Nous avons payé un tribut extrêmement lourd en 1996-1997. Nous n’avons pas le droit de laisser l’histoire se répéter. Que chacun de nous devienne un rempart contre la manipulation, un relais de vérité et un acteur de cohésion nationale.
L’avenir de notre pays en dépend ».
Espérons que ça ne reste pas un cri dans le désert fait observer un analyste.
