Des airs chauds et froids face au dialogue made in Félix Tshisekedi
L’initiative de Félix Tshisekedi de lancer un dialogue national en RDC suscite des réactions vivement contrastées. Si le pouvoir garde une maîtrise institutionnelle totale sur le processus, notamment le calendrier et les règles du jeu devant être fixés par ordonnances présidentielles, l’opposition dénonce une démarche unilatérale.
La Coalition Article 64 qui regroupent de leaders tels que Martin Fayulu, Moïse Katimbi, Jean-Marc Kabund, Matata Ponyo, le PPRD de Joseph Kabila et d’autres figures de l’opposition boycottent les consultations provinciales. Ils dénoncent un « monologue » et une « kermesse » visant à préparer une révision constitutionnelle pour un troisième mandat, tout en réclamant un cadre préalablement négocié.
Le camp présidentiel sous l’Union sacrée, portée par des figures comme Jean-Pierre Bemba et Vital Kamerhe, ainsi que l’UDPS le parti au pouvoir, soutiennent fermement la méthode et le leadership du Chef de l’État.
Sur le plan international les États-Unis appellent à un processus réellement inclusif. Toutefois, le dialogue national ne résoudra pas seul le conflit dans l’Est, l’AFC/M23 instrumentalisé par Kigali en demeure exclu tant qu’il poursuit les armes, renvoyant le volet militaire aux négociations de Doha.
La suite du processus dépendra de la composition du futur comité d’organisation et de la capacité du pouvoir à assouplir son cadre pour y ramener l’opposition.
