La CGC renvoie le ministre Samuel Mbemba et appelle à une mobilisation générale le 8 Juillet
La Coalition de la Gauche Congolaise, CGC, récuse l’invitation du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, à une réunion de concertation, l’accusant de complicité dans la répression violente de ses militants en Décembre 2025. La plateforme appelle à une mobilisation générale le 8 juillet 2026, sur toute l’étendue du territoire national, en collaboration avec la Coalition C64, pour contrer le projet de modification constitutionnelle de Félix Tshisekedi.
En effet, dans un message signé en effet par son Secrétaire exécutif national, Jean-Marie Elesse Bokoma, la CGC a officiellement fait savoir qu’elle récuse l’initiative du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba. Ce dernier avait, par le biais d’un communiqué officiel, convié les partis politiques de la Majorité et de l’Opposition, ainsi que la Société civile, à une réunion de concertation prévue le mercredi 24 juillet 2026. Une invitation balayée d’un revers de main par la plateforme de l’opposition dirigée par Jean-Marc Kabund.
La CGC justifie son refus par des accusations graves portées contre ce membre du gouvernement. Selon elle, Samuel Mbemba ne serait « pas digne de donner des leçons en matière des droits humains ». Les faits reprochés remontent au 6 Décembre 2025. Lors d’une matinée politique organisée au camp Luka, dans la commune de Bandalungwa, le rassemblement avait été réprimé dans le sang. La coalition pointe du doigt une complicité avérée entre la Police Nationale Congolaise, PNC, et des milices armées, affirmant que ces dernières se réclamaient d’une organisation dirigée à l’époque par Samuel Mbemba. Cet assaut avait notamment fait de nombreux dégâts et blessé à la tête Jean-Marc Kabund, leader du mouvement.
Pour la CGC, cette agitation du pouvoir à travers des initiatives du genre témoigne de la fragilité des cercles présidentiels face à un programme controversé. Par conséquent, l’Alliance a décliné l’invitation ministérielle sans autre forme de procès.
Face à ce qu’elle qualifie de « fuite en avant destinée à distraire l’opinion internationale », la CGC ne compte pas baisser les bras. La plateforme s’inscrit dans la continuité des actions de la Coalition C64, qui regroupe les figures de l’opposition telles que Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sessanga et Jean-Marc Kabund. Ensemble, ils maintiennent le cap pour « barrer la route au projet funeste de Monsieur Félix Tshisekedi de changer de Constitution ». Une grande marche pacifique sur l’ensemble du territoire national étant d’ailleurs maintenue pour le 8 juillet 2026. L’objectif affiché est d’empêcher une révision constitutionnelle qui, selon eux, permettrait à l’actuel chef de l’État de s’octroyer un mandat à vie.
En maintenant ce cap, la CGC poursuit le combat aux côtés d’autres forces vives de la Nation, toutes mobilisées pour défendre l’État de droit, la démocratie et les libertés publiques en République Démocratique du Congo, RDC, fait-on observer.
