Tentative d’évasion de la prison de Makala : Un bilan macabre de la honte !
La plus grande prison de la République démocratique du Congo, RDC, l’ex Makala, à Kinshasa, a vu s’échapper de son ventre dans la nuit du 1er au 2 Septembre plusieurs de ses détenus, des évadés, dont la plupart ne verra plus jamais la lumière du jour, le bilan macabre étant très lourd, étant donné que tout cela était évitable.
Au moins 129 personnes sont en effet mortes lors de cette tentative d’évasion de l’ex prison centrale de Makala, à Kinshasa, ont annoncé ce mardi les autorités locales.
« Le bilan provisoire sur le plan humain s’élève à 129 morts, dont 24 par balles après sommation, les autres victimes étant décédées par bousculade ou étouffement. On dénombre également 59 blessés pris en charge par le Gouvernement, ainsi que quelques cas de femmes violées », a déclaré le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.
Quelques heures avant, Samuel Mbemba, vice-ministre de la Justice, faisait état de deux morts. Un bilan qui a aussitôt soulevé une tôlée dans l’opinion tellement que les faits étaient connus de tous et vus par plusieurs.
D’après plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants de l’environnage, les tirs ont commencé dimanche vers minuit à l’intérieur de la prison.
Ces événements arrivent alors que des options intéressantes ont été levées au niveau de l’Exécutif national, dont entres autres le désengorgement des prisons à travers la République avec en priorité dans l’ex prison de Makala, la révision de jugements jugés injustes pour libérer des innocents, et plus encore, processus très attendu… Ajouter à cela de soupçons d’instrumentalisation de cette tentative spectaculaire d’évasion par des ennemis de la République, plusieurs observateurs estiment que tous ces morts en plus pouvaient bien être évités. Une honte pour le pays.
A noter que l’ex prison centrale de Makala, seul centre pénitentiaire de la capitale de a RDC, a été construit en 1957 pour accueillir 1 500 prisonniers. Ils seraient dix fois plus nombreux aujourd’hui, bien que la capacité n’ait pas évolué. La majorité des détenus ne sont pas condamnés, mais seulement en détention préventive. Beaucoup attendent toujours leur jugement.
