Joseph Kabila contre-attaque face aux sanctions américaines

Joseph Kabila contre-attaque face aux sanctions américaines

Visé par des sanctions américaines le 30 avril 2026, l’ancien président de la République Démocratique du Congo, RDC, Joseph Kabila, a brisé le silence dans un communiqué officiel. Qualifiant ces mesures d’« injustifiées » et de « politiquement motivées », l’ex-chef de l’État réaffirme sa détermination à œuvrer contre ce qu’il qualifie de dictature à Kinshasa.

Par la voix de son cabinet, Joseph Kabila réservé une réplique tranchante en répondant aux accusations américaines qui le désignent comme un acteur de la déstabilisation dans l’est de la RDC, en lien avec le groupe rebelle AFC/M23. Dans un communiqué daté du 30 Avril 2026, l’ancien président qualifie ces sanctions de « politiquement motivées » et basées sur des « accusations non étayées de preuves irréfutables ».

Pour le camp Kabila, cette mesure américaine repose largement sur le « narratif du pouvoir de Kinshasa ». L’ancien président estime que cette démarche risque d’être perçue comme un soutien à la dérive autoritaire actuelle du régime de Félix Tshisekedi. Bien qu’il se réserve le droit d’« activer les voies légales appropriées » pour contester cette désignation et exiger les éléments de preuve ayant motivé l’Office of Foreign Assets Control, OFAC, Kabila affiche un calme olympien, qualifié d’« imperturbable » par ses partisans. Il réaffirme par ailleurs son attachement inébranlable à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de la RDC.

L’Article 64 contre la « Dictature »

L’ancien président ne s’en tient pas à une simple défense. Invoquant l’article 64 de la Constitution congolaise qui appelle à faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution , Joseph Kabila assure le peuple Congolais de sa détermination. Se posant en recours face à ce qu’il décrit comme une « gouvernance actuelle » dictatoriale, il promet de « mettre fin à la dictature » et de « rétablir la démocratie, l’état de droit et la cohésion nationale », réitérant que ceux-ci sont les « conditions d’une paix véritable et durable en République Démocratique du Congo ». Cette contre-offensive intervient alors que le gouvernement congolais a, de son côté, salué les sanctions américaines, les qualifiant d’« acte important contre l’impunité ».

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La REDACTION

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