FECOFA : Véron face à Mosengo, un sacre par « K.O. » avant le jour « J »
L’issue de l’élection présidentielle de la Fédération Congolaise de Football Association, FECOFA, est désormais scellée avant même le vote attendu le 20 Mai 2026. La Commission électorale a publié la liste définitive des candidatures le lundi 11 Mai. Elle valide une seule et unique liste pour diriger le football congolais, celle menée par Véron Mosengo-Omba. Ce dénouement, qualifié de plébiscite ou de « sacre par KO », confirme ce que tous les observateurs avertis prédisaient. Véron Mosengo-Omba a éliminé toute concurrence, non pas lors d’un débat sur le ring, mais par la force de son profil, de ses soutiens et des dynamiques administratives.
Le processus électoral de la FECOFA s’est en effet transformé en une course en solitaire au fil des semaines par des rejets en cascade. L’ancien capitaine des Léopards Shabani Nonda, Bosco-Michel Mwehu et Jean-Didier Masamba et d’autres prétendants ont tous fini par quitter la course d’une manière ou d’une autre.
Sans adversaire officiel, Véron Mosengo fait face à son propre reflet. Le titre de l’actualité résume cette ironie et le match se joue exclusivement entre Veron, entendez l’homme pressenti et Mosengo, le dirigeant au background international.
Un favori prévisible et objectif. Pourquoi ?
Le statut de grandissime favori de Véron Mosengo-Omba ne doit rien au hasard. Son parcours professionnel en faisait le candidat le plus outillé pour reprendre une fédération en crise de gouvernance. Son ancrage international unique, l’appui des instances faîtières africaine et mondiale et des soutiens politiques et sportifs de poids à son bénéfice n’avaient pas d’égal.
Fort de cette certitude d’être élu par acclamation le 20 Mai, Véron Mosengo n’a pas attendu le vote pour lancer sa campagne sur le terrain. Il a entamé une tournée dans l’espace Kasaï (Mbuji-Mayi, Kananga) pour inspecter des infrastructures en ruines, comme les stades Tshikisha et Kashala Bonzola. Son projet de société, baptisé « FECOFA 2030 » ou « Refonder pour structurer, structurer pour gagner », s’appuie sur un budget ambitieux de 25,6 millions de dollars sur quatre ans. Ce plan prévoit un financement via le programme FIFA Forward et les fonds de la CAF pour cibler 11 axes majeurs, notamment la gouvernance, la formation des jeunes et la réhabilitation des stades provinciaux.
Bien que des voix critiques continuent de dénoncer un processus électoral verrouillé et des réformes de textes opportunes, les dés sont jetés. La période de transition du Comité de Normalisation, CONOR, touche à sa fin. Sauf un improbable cataclysme de dernière minute, Véron Mosengo-Omba prendra officiellement les rênes de la FECOFA, une victoire prévisible qui l’attendait depuis son entrée en scène. Et après le 20 Mai, c’est le plus dur qui va commencer pour le successeur de la montagne Constant Omari.
