Tarif de transport à Kin : L’Hôtel de ville vivement interpellé
Après environ deux semaines de perturbation dans la fourniture du carburant à Kinshasa principalement, crise qui a favorisé la pénurie et le marché parallèle avec toutes les conséquences imaginables dans le secteur de transport et de produits de première nécessité, les prix à la pompe a été formellement majoré. Si cela rencontre tant soit peu les exigences des pétroliers, il expose cependant les Kinois au « mercantilisme » des transporteurs.
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Ce week-end déjà à Kinshasa, les stations-service ont affiché une majoration de 200Fc en moyenne sur les prix du carburant appliqués. L’essence par exemple passe de 2450FC à 2650FC. Pour 10 litres achetés, le consommateur devra débourser 2000Fc, soit 1$Us de plus qu’il y a quelques jours. Une augmentation contraire aux habitudes, souvent de 100FC généralement. Faudra-t-il voir déjà un pas vers la suppression de la subvention appliquée jusqu’ici par le Gouvernement congolais sur le coût du carburant ? Les propos du président de l’association des pétroliers du Congo sont de nature à confirmer cette tendance.
« Nous allons vers arrêt de la subvention. On peut y rester dans une certaine mesure, mais pas pour surcharger le Trésor. Cet argent peut être utilisé » ailleurs. Toutefois, le gouvernement maintient la subvention pour « protéger le pouvoir d’achat des consommateurs ». Ce qui est loin de satisfaire les pétroliers qui désirent vendre au juste prix. Au cas contraire, « il faut régulièrement payer le manque à gagner », explique-t-il.
Quels tarifs pour le transport public ?
C’est en tout cas la question que tout Kinois se trouve en droit de se poser, maintenant qu’il y a eu majoration officielle des prix à la pompe. Alors que déjà les transporteurs avaient s’étaient donnés le loisir de majorer anarchiquement les prix des courses au cours des jours de crise du carburant.
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Sur cet aspect des choses, une certaine opinion voudrait voir l’Hôtel de ville de Kinshasa s’investir plus efficacement dans la réglementation des tarifs de transport public. Certains estiment que l’autorité urbaine laisse trop de marge aux transporteurs en leur laissant exagérément de liberté dans la fixation des tarifs. Car c’est courant à Kinshasa de payer à des tarifs différents un même trajet le matin, à midi ou le soir. Alors que logiquement un même trajet devait coûter le même prix quel que soit le moment de la journée.
Maintenant que les prix du carburant ont augmenté à la pompe, les transporteurs vont sûrement faire voir aux Kinois de toutes les couleurs, en leur imposant des tarifs de courses fantaisistes, malheureusement au vu et au su de l’autorité urbaine. Le prétexte étant là en leur faveur.
Là où le bât blesse, s’est plaint un kinois, « c’est lorsqu’on pense que les taximen font payer la course par personnes transportées dans le véhicule. Le prix de la course peut passer du simple au double au minimum, soit 500FC ou 1000FC de plus, après par exemple une simple augmentation à la pompe de 100FC par litre ».
A dire vrai, les Kinois attendent voir l’Hôtel de ville se montrer beaucoup plus efficace dans la défense des intérêts de ses administrés en mettant définitivement fin à l’anarchie qui a élu domicile dans ce secteur du transport public. Pourvu qu’ils soient entendus.
