Lettre ouverte au Président Tshisekedi : « Guérir la cause plutôt que les symptômes, Pour une vraie cicatrisation nationale »

Lettre ouverte au Président Tshisekedi : « Guérir la cause plutôt que les symptômes, Pour une vraie cicatrisation nationale »

La République Démocratique du Congo, RDC, continue de présenter une image qui contraste sensiblement avec l’immensité de ses ressources naturelles qu’elle détient presque sans concurrent en Afrique. A la base de ce paradoxe il y a de maux qui semblent avoir la peau dure dans la marche de ce pays et ce malgré toutes les têtes bien faites et autres bonnes volontés qu’on trouve parmi les Congolais, sans oublier toutes les initiatives et autres réalisations du reste louables des exécutifs successifs. Mais que faire ?

 

C’est en effet dans ce contexte que Me Henry Mambangula Zola, un notable Kongo, adresse la présente lettre ouverte ci-dessous au Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, comme « l’expression d’un patriotisme sincère et d’un appel fraternel à la responsabilité nationale ».

 

Première lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo

 

Thème : Guérir la cause plutôt que les symptômes, Pour une vraie cicatrisation nationale

 

Excellence Monsieur le Président de la République,

 

Il arrive un moment où les mots ne suffisent plus et où l’action devient indispensable.

Notre pays, la République Démocratique du Congo, vit depuis trop longtemps des crises récurrentes, politiques, sociales, économiques et morales , qui, bien qu’apaisées par moments, reviennent inlassablement.

Ces crises ne sont pas une fatalité : elles traduisent notre inaction face aux causes profondes des maux nationaux.

Trop souvent, Excellence, nous traitons les symptômes : une crise électorale, et l’on signe un accord ; une tension sociale, et l’on promet une réforme ; un scandale de corruption, et l’on change quelques visages.

Mais les causes véritables, faiblesse morale, perte de sens de l’État, manque de responsabilité, corruption endémique demeurent intactes. Et comme le veut la sagesse populaire, les mêmes causes produisent les mêmes effets.

 

  1. L’urgence d’un diagnostic de vérité

La situation nationale ressemble à une plaie que l’on recouvre sans l’avoir nettoyée. Elle semble refermée, mais reste infectée.

Guérir, Excellence, suppose de regarder la blessure en face, d’en supporter la douleur et d’en extraire le mal. Ce n’est qu’à ce prix que la cicatrisation devient possible.

Notre nation ne guérira pas par des discours ou des solutions superficielles, mais par la vérité, la justice et la restauration du sens moral au sommet comme à la base.

 

  1. Les “antibiotiques” de la renaissance nationale

Guérir les causes profondes exige des remèdes efficaces, non pas ceux du silence ou de la peur, mais ceux de la réforme réelle :

Une lutte véritable contre la corruption, menée avec exemplarité ;

La reconstruction du système éducatif, pour rétablir la conscience civique et la dignité de la jeunesse ;

La réforme de la justice, afin qu’elle devienne la colonne vertébrale de l’État de droit ;

La promotion d’une culture du mérite et de la responsabilité.

Ces mesures sont les véritables remèdes d’une cicatrisation durable.

Les pansements politiques peuvent calmer la douleur du moment, mais seule une médecine morale et institutionnelle sauvera le corps national.

 

  1. Le rôle du temps et de la volonté

Toute guérison demande du temps. Une plaie ne cicatrise pas du jour au lendemain ; elle passe par des étapes douloureuses mais nécessaires. Le Congo, lui aussi, doit se donner le temps de sa vérité et de sa réconciliation.

Mais ce temps ne portera ses fruits que s’il s’accompagne d’une volonté sincère de réforme.

Le peuple congolais, malgré ses souffrances, garde une grande espérance.

Il attend de ses dirigeants qu’ils deviennent les premiers médecins du mal national, non par des promesses, mais par des actes concrets et courageux.

 

Excellence Monsieur le Président, Notre pays n’a pas besoin de nouveaux discours,  mais de nouveaux comportements.

 

La plaie nationale ne demande plus des pansements d’apparence, mais un traitement de fond.

Guérir la cause plutôt que les symptômes, c’est poser les bases d’une RDC juste, forte et moralement saine.

Si nous continuons à ignorer les causes, les mêmes effets reviendront.

Mais si nous osons la vérité et la réforme, alors le temps deviendra notre allié, et la plaie de notre histoire pourra enfin cicatriser.

 

Puisse cette lettre ouverte être l’expression d’un patriotisme sincère et d’un appel fraternel à la responsabilité nationale.

 

Fait à Kinshasa , le 17 décembre 2025

Me Henry MAMBANGULA ZOLA

 

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