Garde minière : Contradictions publiques entre Kinshasa et Washington

Garde minière : Contradictions publiques entre Kinshasa et Washington

L’ambassade des États-Unis à Kinshasa a démenti le 28 Avril 2026 tout financement de la Garde minière congolaise, contredisant l’annonce de l’Inspection générale des mines, IGM, concernant le projet d’une unité paramilitaire de 20 000 agents.

« Le gouvernement des États-Unis ne finance actuellement aucune unité de patrouille ou de garde des mines en République démocratique du Congo » a déclaré dans un communiqué l’Ambassade des États-Unis à Kinshasa. Un démenti formel alors que l’IGM avait évoqué un partenariat stratégique pour ce projet de 100 millions de dollars, censé être mobilisé dans le cadre de partenariats avec les États-Unis et les Émirats arabes unis.

Washington réaffirme néanmoins son engagement à coopérer pour la promotion du secteur minier, en vue de la stabilité, la croissance économique et une prospérité partagée dans le cadre du partenariat stratégique liant les deux pays.

Certains observateurs refusent néanmoins de voir dans cette contradiction, une fissure dans les relations apparaissant de plus en plus privilégiées entre la RDC et les USA.

A noter que la Garde minière est une unité paramilitaire de 20 000 agents à recruter à partir de Mai 2026, pour une formation de six mois devant débuter au mois de Juin 2026, en collaboration avec la Maison militaire du Président de la République. Ce nouveau corps placé sous l’égide de l’Inspection générale des mines, IGM, a pour missions principales la sécurisation des sites miniers ainsi que le convoyage des minerais, depuis les zones d’extraction jusqu’aux unités de traitement et aux postes frontaliers. Sa création vise à remplacer progressivement les forces de défense actuelles dans les zones minières pour améliorer la traçabilité.

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La REDACTION

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