Insécurité à Kinshasa ! Qui sera la prochaine victime ?
Kinshasa s’enfonce dans une psychose sans précédent. Entre braquages sanglants en plein jour, enlèvements crapuleux, assassinats, incursions nocturnes, etc., la capitale de la République démocratique du Congo, RDC, ressemble de plus en plus à un terrain miné où chaque citoyen, du professeur d’université au simple vendeur à la sauvette en passant par l’homme d’affaires, se demande avec effroi s’il ne sera pas la prochaine victime sur la liste noire des bandits.
En effet, il ne se passe plus deux semaines sans qu’un braquage majeur ne défraie la chronique. Depuis début Avril 2026, l’indignation a atteint son paroxysme suite à une série de crimes violents qui semblent défier l’autorité de l’État. Des incursions armées ont été signalées jusque dans des résidences privées, notamment à Mont-Ngafula où des viols et des pillages ont été perpétrés dans la nuit du 3 Mars dernier. Pas plus tard que le week-end dernier, un homme d’affaires a été assassiné dans une chambre d’hôtel de la place, et son corps jeté dans une rue au centre-ville…
Le sentiment d’abandon domine dans plusieurs communes comme Limete, Lemba ou encore dans les quartiers périphériques comme Kimwenza, où les habitants affirment ne plus dormir, craignant les assauts de bandits munis d’armes à feu et de machettes.
Cette Insécurité à Kinshasa prend aujourd’hui plusieurs formes alarmantes : enlèvements et kidnappings, phénomène « Kuluna », assassinats ciblés et braquages financiers, pour ne citer que ça.
Face à cette « hémorragie sécuritaire », le gouvernement tente de réagir. Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani d’ailleurs visé à cause de cette Insécurité par une tentative de motion de défiance au Parlement, a récemment accéléré le lancement d’un numéro d’urgence unique pour la police. Parallèlement, l’opération « Ndobo » a permis l’arrestation de centaines de présumés criminels, traduits devant des audiences foraines.
Cependant, pour de nombreux observateurs et acteurs de la société civile, ces mesures restent symboliques face à des maux plus profonds : la prolifération des armes légères, l’implication présumée de certains hommes en uniforme et le manque criant d’éclairage public qui transforme les rues presque partout en coupe-gorge dès la tombée de la nuit.
A qui le prochain tour ?
Alors que le Gouverneur de la ville, Daniel Bumba, fait face à des appels à la démission de la part de citoyens exaspérés, la question demeure sur toutes les lèvres. Dans cette mégapole où la vie humaine semble perdre son prix, la sécurité est devenue le luxe ultime que l’État peine à garantir à sa population. Tant que l’impunité persistera, le Kinois moyen continuera de marcher avec la mort aux trousses, guettant chaque ombre dans le noir.
Bien que certains analystes n’hésitent pas d’évoquer la possibilité d’une main noire derrière cette Insécurité dans le but de paralyser la capitale, pour disqualifier le régime aux yeux de l’opinion tant nationale qu’internationale, tout étant possible dans le monde politique, l’État ne manque pas de moyens pour faire monter en puissance la Police et les Services de renseignements et changer le fusil d’épaule. La montée en puissance des Forces armées de la RDC, FARDC, étant un exemple à suivre.
