Alerte ! La RDC risque une catastrophe sanitaire
Le cri d’alarme est retentissant. Justin Sebabi Bahati, député national honoraire et figure politique originaire de Rutshuru, tire la sonnette d’alarme sur une menace imminente : une catastrophe sanitaire liée à la recrudescence des maladies évitables par la vaccination en République Démocratique du Congo, rapporte une source médiatique.
S’appuyant sur des rapports alarmants émanant des « services spécialisés du ministère de la Santé », l’ancien élu ne mâche pas ses mots. Selon lui, le système de prévention vaccinale est actuellement sous haute tension, mettant en péril la vie de millions d’enfants à travers le territoire national.
Au cœur de cette inquiétude se trouve le Programme Élargi de Vaccination, PEV. Outil stratégique de la santé publique en RDC, le PEV semble aujourd’hui asphyxié par un manque de ressources et se retrouve pratiquement au point mort. Justin Sebabi Bahati plaide urgemment pour le déblocage de moyens financiers conséquents en faveur de cette structure.
« Nous demandons au gouvernement de prendre cette situation au sérieux », a-t-il martelé lors de sa déclaration d’aprèsla source. Pour l’ancien député, l’heure n’est plus aux promesses mais à l’action budgétaire immédiate. Le retard dans le financement des campagnes de vaccination et de la chaîne d’approvisionnement en vaccins pourrait ouvrir la porte à des épidémies dévastatrices de rougeole, de poliomyélite ou encore de fièvre jaune.
L’analyse de Justin Sebabi est claire : sans une intervention rapide de l’Exécutif, le pays s’expose à une crise humanitaire qui viendrait s’ajouter aux défis sécuritaires déjà persistants, notamment dans l’Est du pays. « C’est pour éviter le pire », prévient-il, rappelant que les maladies infantiles ne connaissent pas de frontières et frappent plus durement les populations déplacées et vulnérables.
Cette alerte intervient dans un contexte où la couverture vaccinale reste fragile dans plusieurs provinces. Les experts craignent que le relâchement du financement n’efface des années de progrès en matière de santé infantile.
Le message est désormais entre les mains des autorités de Kinshasa. Le Gouvernement est appelé à répondre promptement à cette crise qui couve, afin de garantir le droit fondamental de chaque enfant congolais à la santé.
