IGF : Le « contrôle systémique »  qui sonne la vraie rupture entre Bitasimwa et Alingete

IGF : Le « contrôle systémique »  qui sonne la vraie rupture entre Bitasimwa et Alingete

L’Inspection générale des finances, IGF, a solennellement ouvert une nouvelle page de la gouvernance financière en République démocratique du Congo, RDC. Son nouvel Inspecteur général Chef de Service, Christophe Bitasimwa Bahii, a lancé le Plan stratégique triennal et directeur de digitalisation, SDD-IGF 2026-2028, officialisant l’avènement du « contrôle systémique ».

Ce mercredi 20 Mai 2026 en effet, le nouvel Inspecteur Général Chef de Service, Christophe Bitasimwa, a profité d’une cérémonie solennelle devant les médias pour dévoiler sa feuille de route. Il a officiellement lancé le « contrôle systémique » ainsi que le Plan stratégique triennal et directeur de digitalisation, SDD-IGF 2026-2028. Alors que les « patrouilles financières » d’Alingete ont longtemps dominé l’actualité de la gouvernance publique, l’opinion se demande désormais ce que cette nouvelle approche systémique va concrètement changer.

Les patrouilles financières, puisqu’il faut en parler, bien qu’efficaces pour dissuader les détournements et matérialiser les recettes, reposaient sur des interventions physiques, sporadiques ou ciblées des inspecteurs. La limite un de cette méthode était bien connue : dès le départ des équipes de l’IGF, une baisse notable des recettes était souvent constatée dans certaines régies financières, signe que des pratiques frauduleuses pouvaient reprendre, renseignent de sources. Avec le contrôle systémique qui vient d’être instauré par Bitasimwa Christophe et qui se définit comme un outil permanent, à temps réel, analytique et interconnect, le contrôle change de paradigme. L’objectif n’est plus simplement de traquer le fraudeur après coup, mais d’inspecter l’ensemble du système de gestion publique pour détecter en amont les failles des logiciels, les déficits administratifs et les circuits illicites.

A en croire les théories énoncées, l’opinion publique et les observateurs de la scène politique et économique congolaise peuvent s’attendre à plusieurs innovations majeures au cours de ce triennat devant être caractérisée par la numérisation intégrale, la prévention à la place de la sanction ainsi que la pérennisation des recette.

Pour mener à bien cette transformation numérique et stratégique, dont le coût global est estimé à 39 millions de dollars américains, l’IGF a d’ores et déjà mobilisé des financements couvrant 56 % des besoins.

Tous ceux qui redoutaient un relâchement après le départ de Jules Alingete, découvre une transition vers une lutte contre la corruption plus scientifique, moins médiatique, mais potentiellement plus durable. Le grand défi de ce plan triennal sera sa mise en œuvre technique et la résistance des vieilles habitudes face à l’interconnexion numérique.

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Marnette SUZE

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