Bahati Lukwebo sort la tête contre toute prolongation du mandat de Tshisekedi

Bahati Lukwebo sort la tête contre toute prolongation du mandat de Tshisekedi
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Dans un revirement politique majeur qui secoue l’Union Sacrée, Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat et figure de proue de la coalition au pouvoir, a exprimé publiquement son opposition catégorique à toute initiative visant à prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi par le biais d’une révision constitutionnelle.

 

Lors d’un point de presse tenu en effet ce mercredi 4 Mars à Kinshasa, le leader de l’AFDC-A a brisé le silence sur le débat brûlant entourant le changement de la loi fondamentale. Pour Bahati Lukwebo, les difficultés que traverse actuellement la République Démocratique du Congo ne découlent pas de ses textes juridiques, mais plutôt de la gestion humaine.

« Le pays n’a pas un problème de textes, mais d’hommes chargés de les appliquer », a-t-il affirmé avec fermeté, remettant en question la nécessité de réformer une Constitution datant de 2006.

 

Interpellant directement les partisans d’une modification des règles de jeu électoral, l’ancien président de la Chambre haute a critiqué les arguments de certains cadres, comme Evariste Boshab, qui plaident pour une adaptation des textes aux réalités actuelles. Bahati Lukwebo a appelé à une loyauté basée sur la franchise plutôt que sur l’opportunisme politique : « Quand on aime son chef, on lui dit la vérité. Il ne faut pas être hypocrite ».

Il a également balayé d’un revers de main l’idée que la Constitution serait devenue obsolète après 17 ou 20 ans, s’interrogeant sur le fondement scientifique d’une telle conclusion.

 

Des fissures au sein de l’Union Sacrée

Cette prise de position marque une divergence significative au sein de la famille politique du Chef de l’État, où le parti présidentiel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, et d’autres alliés ont déjà lancé des campagnes en faveur d’une nouvelle Constitution d’ici 2025. En refusant de soutenir une manœuvre qui pourrait abolir la limitation des mandats, Bahati Lukwebo se positionne comme un défenseur du cadre institutionnel existant, au risque de fragiliser la cohésion de la majorité à l’approche des prochaines échéances.

 

Alors qu’il y a quelques temps le président Félix Tshisekedi avait évoqué la mise en place d’une commission nationale pour réfléchir et faire de propositions sur la question, la sortie de Bahati Lukwebo signale que le consensus est loin d’être acquis, même parmi ses alliés les plus stratégiques.

 

Dossier à suivre !

 

 

 

 

 

 

 

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La REDACTION

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